On ne réalisait pas que c'était difficile de faire un bon disque après "Neon Golden", qu'il était devenu un classique, ou quelque chose de ce genre
Depuis 25 ans, la musique de The Notwist maccompagne et minspire. Porté par sa soif dexpérimentations, et une grande curiosité de mélomanes, le groupe, depuis une petite ville du sud de lAllemagne appelée Welheim, a écrit lun des plus belles pages du rock indé de ces trente dernières années, en toute simplicité.
Leur passage à lAntipode de Rennes le 6 novembre était loccasion émue de les rencontrer, juste avant un de leurs concerts où le groupe nous a offert, une fois de plus, une expérience scénique intense et hors-normes. Markus Acher, chanteur/guitariste, mais aussi le batteur Andi Haberl et le bidouilleur Cico Beck, se prêtent au jeu des questions-réponses avec beaucoup dhumilité, pour revenir sur le parcours du groupe et évoquer leur incroyable terrain de jeu, le live. Lentretien a été réalisé en anglais. Pour une meilleure compréhension, vous trouverez ci-dessous sa traduction.
Rencontre enregistrée à LAntipode (Rennes), le 06 novembre 2022, par
Sam Lowry.
La version podcast (interview en anglais + sélection de titres) est disponible
sur le site de la radio nantaise Jet FM.
Markus : On jouait déjà de la musique avant, on en faisait depuis longtemps, de plus en plus dans nos propres groupes. Dautres gens jouaient dans le groupe, et à un moment il ne resta plus que moi. Javais lidée de créer quelque chose qui ressemble à ces groupes de post-hardcore, comme Dinosaur Jr, Moving Targets, Lemonheads, ce genre de trucs, cétait la musique quon adorait tous à ce moment. Mon frère ma rejoint, et aussi le batteur.
Tu me peux me rappeler le nom du batteur ?
Markus : Martin Messerschmid (en activité dans le groupe jusquà 2007, puis remplacé par Andi Haberl)
Que veut dire « The Notwist » ?
Markus : Aucune signification On avait des enregistrements stupides de punk, et on voulait participer à un concours lancé par une station de radio. On leurs a juste filé les enregistrements, et on avait besoin très rapidement dun nom qui soit très cliché pour un groupe underground. Jai réfléchi à quelque chose avec No , « ça fait punk, cest bien, ça No et The devait être au début, donc »
Je me souviens, jétais en cours à la fac, et soudain cétait là, « Ah, The Notwist, ça sonne bien ».
Ce nétait pas très sérieux, mais dune certaine manière cétait un bon nom car tout le monde pouvait sen souvenir, donc cest resté.
A propos des albums hardcore, vous aviez une manière complètement différente de faire de la musique, vous apparteniez aussi à une autre scène musicale. Je les ai écoutés à nouveau récemment, je reconnais bien sûr ta voix Markus, mais aussi un peu du son de guitare. Quel est ton regard daujourdhui sur ces premiers disques (The Notwist, 1990 / Nook, 1992) ?
Markus : A ce moment nos disques étaient le reflet de la musique que nous aimions. Je pense que dune certaine manière, le cur des chansons na pas tant changé que ça au fil des années, cest plus la manière dont nous les jouons. Jaime toujours beaucoup le premier, particulièrement.
Cest frais
Markus : Oui, et à cette époque, ce nétait pas très courant de raconter des choses « personnelles » dans la scène hardcore allemande. Décrire des chansons qui traitent des relations, des sortes de love songs Tout le monde chantait sur des sujets politiques, « fuck the police, etc. ». Jaime toujours bien cette idée
Cest une genre de hardcore intime, un genre demo... Ensuite vient « 12 », le 3eme album, qui est complètement différent. Il est souvent considéré comme un disque de transition. Je laime beaucoup, il est très « gris », lourd, beaucoup plus calme Quel est la raison de ce changement soudain ?
Markus : On a fait « Nook ». Je me rappelle très bien Juste après quon la eu achevé, on a rendu visite à des amis à Hambourg. On était très fiers de notre nouvel album, plein dinfluences metal etc... Ces amis étaient fans de hardcore ou de punk autant que nous. On est arrivés avec notre CD pour leur faire écouter, et nos amis nous ont dit « Ok, on lécoutera après, dabord on a un superbe disque à vous faire découvrir » Cétait « Laughing Stock » de Talk Talk. On la donc écouté, et on en est restés sans voix, mon frère Micha et moi surtout On sest dit que cétait le disque quon aurait dû faire (rires). Cétait incroyable. Donc on a arrêté découter notre nouvel album, et à partir de ce moment tout a été différent. On était déjà fans de jazz, on en jouait, mais on ne savait pas comment réunir des styles musicaux différents, on écoutait surtout Neil Young, Dinosaur Jr, du métal etc. Dans « Nook » il y avait déjà un peu de Fred Frith ou Sonic Youth, des trucs noisy, expérimentaux, mais « Laughing Stock » a ouvert, en quelque sorte, un nouveau monde, quon a commencé à explorer avec « 12 ».
Cest comme un « Laughing Stock » très sec. Je navais jamais pensé au lien entre les deux disques, mais cest vrai
Markus : On a commencé à enregistrer la batterie dans une autre pièce, avec les micros très éloignés, pour intégrer le son du lieu dans les compositions. Bon, bien sûr il y a toujours des morceaux dans un genre hardcore / punk, mais aussi la chanson « 12 ». Tu sais, on a essayé de faire la même chose que Talk Talk sur « Laughing Stock ». Nos amis improvisent, dans la partie centrale du morceau, et on a fait un collage à partir de ça, comme Talk Talk la fait.
Le son me rappelle un peu ce qua pu produire Steve Albini aussi, quelque chose de très sec, où on peut entendre le son du studio.
« Shrink » arrive deux ans après, en 1997. Cest un disque important, où vous définissez votre style, electro-pop pour faire simple, vous développez cette atmosphère particulière quon retrouvera sur les disques suivants. Console (Martin Gretshmann) rejoint le groupe aux machines. Je me rapelle, jai découvert « Chemicals » sur le sampler dun magazine (Rock Sound), quand jétais adolescent, ça ma fait un choc. Cétait une ouverture vers de nouvelles sonorités. Quelles étaient les influences pour ce disque ?
Markus : Pour « Shrink », les influences les plus importantes étaient Stereolab, Tortoise, Mouse on Mars, ou ce genre de groupes qui mixaient musique électronique et le son dun groupe rock. On a aussi tourné avec Stereolab. Aussi avec Tied & Tickled Trio (side-project instrumental), on essayait de faire un peu la même mixture. Oui cétait de grandes influences. Il y avait aussi la musique électronique quon aimait : Autechre, Aphex Twin, Boards of Canada, ce genre de trucs. Aussi je me rappelle de choses comme Beck, son album « Odelay », où il y a beaucoup de samples. Cétait quelque chose quon aimait vraiment. On écoutait des disques très colorés, avec beaucoup déléments différents.
Quel était votre état desprit pendant la composition ? Cest comme une explosion didées très variées...
Markus : Cétait une époque où beaucoup de musique intéressante paraissait, on était juste très excités, on voulait faire quelque chose comme ça, comme « shhhhhh »...
Explorer ?
Markus : Oui, prendre des éléments des années 60, easy-listening, krautrock, musique électronique, comme tous ces groupes, comme Stereolab par exemple.
Dailleurs vous avez signé sur le label créé par Stereolab, Duophonic.
Markus : La chose chouette cest que, avant, on avait déjà tourné avec eux et on était amis, donc on leurs a envoyé le disque, ils ont même dit quils voulaient le distribuer. Cétait super, car « Shrink » était vraiment influencé par leur musique.
Merci, on continue avec le disque rouge, considéré comme votre classique, « Neon Golden » (2001). Cest un succès plus international, lancé par le single « Pilot ». Jai une question concernant ce succès, lavez-vous vécu comme une opportunité ou quelque chose de plus difficile à gérer ? Vous étiez un groupe indépendant, et soudain vous voilà projetés dans la lumière...
Markus : Sur le moment, cétait vraiment bien, positif, on a pu tourner beaucoup plus, aller aux États-Unis, beaucoup de gens nous ont découvert à ce moment-là, soudainement.
Cest juste devenu plus envahissant et difficile avec lalbum suivant, quand on a sorti « The Devil, You + Me » (2007). Les réactions des premiers journalistes quon a rencontrés étaient peu enthousiastes. « Mmm, le précédent, était mieux », quelque chose comme ça « Un peu la même chose, mais pas aussi bien ». On a fait plein dalbums avant, on ne réalisait pas que cétait difficile de faire un bon disque après « Neon Golden », quil était devenu un classique, ou quelque chose de ce genre. Dune certaine manière cette situation était positive, car cela nous a donné une leçon. Je pense toujours que chaque disque était bon au moment où on la créé, lun nest pas mieux quun autre, cest toujours quelque chose dimportant de réaliser un album. Jaime aussi beaucoup « The Devil, You + Me », il nest pas mieux ou moins bon que « Neon Golden ». Mais on la sorti, cétait lalbum après « Neon Golden », et les journalistes étaient déçus.
Il y a eu une longue attente (6 ans)
Markus : Après ça on pouvait faire ce quon voulait (rires), car ça navait plus aucune importance.
« The Devil, You + Me », que jaime beaucoup aussi, se place en continuité avec « Neon Golden », mais le son est différent, plus profond, plus sombre. Une chanson que tu aimes particulièrement ?
Markus : Je ne sais pas (long silence) En fait, jaime « Gloomy Planets ».
« On Planet Off » est aussi très spéciale, plus trip-hop, avec un feeling un peu Massive Attack.
Markus : Je pense que « The Devil, You + Me » est un peu comme « Vertigo Days » (dernier album en date, 2021), un disque à prendre dans son ensemble. On peut toujours en extraire des chansons, comme « Gloomy Planets », mais cest une unité.
On peut parler maintenant un peu du présent, mais je noublie pas « Close to the Glass » (2014). A partir de ce disque, vous semblez plus ouverts aux accidents, aux improvisations, à quelque chose de peut-être moins contrôlé. Peux-tu men dire plus ?
Markus : Oui, je crois que « Close to the Glass » est en lui-même une sorte daccident (rires). Au moment de construire le disque, on a réalisé que les chansons nallaient pas du tout ensemble, on na jamais eu la sensation de pouvoir faire tout tenir dans un album, comme on avait pu le faire pour « Neon Golden » et « The Devil, You + Me ». Pour moi « Neon Golden », cétait comme conduire de jour et « The Devil, You + me », conduire dans la nuit. Pour « Close to the Glass », on narrivait pas à construire un ensemble cohérent. Cest pour ça quon a décidé de faire le contraire, on a fait en sorte que les chansons soient aussi différentes que possibles, comme si cela venait dautres disques, dautres groupes. Je crois quon la fait aussi en réaction à « Neon Golden ». Les gens étaient si focalisés sur ce disque, quils ne pouvaient accepter quon fasse quelque chose dun peu « similaire mais différent ». Ce nétait pas assez pop, pas assez ceci ou cela Ils attendent quelque chose, on ne peut pas le faire, cest un genre dimpasse, donc, lidée de « Close to the Glass » était de faire juste ce quon voulait, et se moquer du reste. Il y a la chanson type My Bloody Valentine, le morceau électro, une folk-song avec des cordes
Et il y a « Kong » (petite bombe pop diffusée dans lémission)
Markus : Oui, et on se moque que tout cela ailles ensemble car le seul concept cest que cela naille pas ensemble du tout.
Peut-être que ça va ensemble parce que cest vous, en tant que groupe
Markus : Oui, mais dune certaine manière, cétait, tu sais encore aujourdhui, je trouve que cest un disque très étrange, je ne sais pas sil est bon ou pas, mais cétait très important pour nous de faire tout ce quon voulait, et cétait aussi très important pour « Vertigo Days ». Le contexte est différent, mais aujourdhui cest pareil, nous pouvons faire ce que nous voulons. Nous navons pas à penser à ce que les gens pensent que nous devrions faire. Nous faisons le disque que nous voulons entendre.
Andi : Jai rejoint The Notwist en 2007, et on a fait beaucoup de concerts jusquà aujourdhui. Je joue principalement de la batterie en live, je nai pas été si impliqué dans la réalisation de « Vertigo Days », mais je suppose que la manière dont nous jouons en live a fait émerger des idées pour « Vertigo Days », cest possible
Markus : Oui, cest sûr Cico aussi y a participé. Le jeu en live a changé tellement de choses Cest devenu si libre, si ouvert ! Maintenant, nous avons limpression que le groupe pourrait aller dans nimporte quelle direction. Il y a la possibilité de faire tellement de choses différentes, ce qui est très important pour les disques, cest sûr. Cest le cas pour « Close to the Glass » et particulièrement pour « Vertigo Days ». Nous avons essayé de recréer le feeling quon a en live sur les albums, ce qui est vraiment difficile, ou presque impossible en fait. Mais quelque part, cest là
Parlons du dernier album « Vertigo Days », cest plus un collage. Lélectronique est présente mais plus discrète, jentends plus une création sonore avec pas mal de samples, dinstruments ré-enregistrés, il y a aussi lidée de questionner lidentité du groupe, et votre identité allemande, à travers de nombreuses collaborations. Lunité est dans le sujet, comme tu le disais Markus sur la page du groupe. Il est question de la fragilité de nos existences, en lien notamment avec le Covid, et il y a aussi quelque chose que tu as dit : « cela parle principalement du fait dapprendre et de ne jamais arriver nulle part ». Cest une question un peu provocatrice : tu as ce sentiment à propos de The Notwist aujourdhui ?
Markus : Non, jai plutôt lespoir que The Notwist natteigne jamais vraiment quelque chose, tu sais la chose la plus intéressante est de toujours apprendre, et toujours essayer de nouvelles choses, ne jamais avoir limpression que tu es arrivé quelque part et que cest fini. Ce serait totalement ennuyeux, ce serait comme la fin. Cest pour cela que jai de lespoir. Au point où on en est, je pense que The Notwist a encore beaucoup de possibilités, mais que cest plus difficile de ne pas refaire les mêmes choses encore et encore. Quand même, il y a toujours des chansons quon a joué énormément de fois, qui continuent à changer. Juste un petit peu à chaque fois, dannées en années, cest quelque chose de positif.
Je dirais que cest aussi une preuve dhumilité, et que ce que tu exprimes est une grande partie de lidentité de Notwist, ces questionnements, cette fragilité que je peux ressentir dans la musique. Cest plutôt touchant.
Passons au live, maintenant. On en a un peu parlé déjà, car cest un aspect important de votre travail. Cest une expérience unique. Vous modifiez beaucoup les chansons. Quelle est votre manière de procéder ? Es-ce que cest du travail collectif, ou y a t-il un cerveau derrière tout cela ? Es-ce que cela vous prend du temps de préparer les tournées, qui sont toujours différentes ? Quelle sont vos priorités quand vous préparez le live, à quoi voulez-vous parvenir ? Beaucoup de questions
Andi : Quand un nouvel album sort, et que des concerts sont prévus, on se retrouve, et on essaie dapprendre les chansons, de comprendre comment elles sont structurées. Markus, Micha et Cico ont les idées principales, parties batteries incluses. Puis on shabitue à jouer les chansons en live et tout le monde développe de nouvelles choses, on modifie les dynamiques par exemple, cela se passe aussi pendant les concerts. On doit avoir la sensation que cest différent des albums.
Aussi, toutes les chansons forment une grande set-list. Ce soir on a cette longue set-list, et du début à la fin, cest comme un grand arc. On essaie de trouver quelque chose de fluide, que chaque partie sinsère naturellement dans cet ensemble. (En live, les morceaux de The Notwist sont le plus souvent fondus les uns dans les autres, à la manière dun DJ set).
Et vous changez cette set-list pendant la tournée ?
Andi : Parfois, oui
Cico : Pas beaucoup (rires)
Andi : Non, pas beaucoup, en fait. Mais ce qui est vraiment bien cest quil y a des moments dimprovisation, on doit rester très attentifs, écouter, rester éveillés. Jimagine que cest assez excitant pour tout le monde, cela peut toujours être différent. Parfois aussi cela peut ne pas marcher, et le soir suivant, cela marche très bien Cest très excitant, oui.
Tu enregistres les lives ?
Andi : Plus tellement, mais je le faisais souvent à un moment. Je mettais mon portable à côté de mon siège et je menregistrais pour écouter comment je jouais les rythmes, car je voulais les jouer bien, mais aussi bien sûr pour écouter lensemble.
Est-ce que vous avez des problématiques dordre technique ? Votre installation est plutôt complexe, avec ce mélange dinstruments midi, boucles, instruments acoustiques, électriques
Cico : A présent cest plutôt stable, nous sommes très chanceux. Nous avons vraiment eu des mauvais moments (rires), très embarrassants. Les ordinateurs sur scène cest toujours un cauchemar.
Les ordinateurs sont cachés quelque part ?
Cico : Il y a un seul ordinateur, mais beaucoup de choses y sont connectées.
Andi, tu joues la batterie au « ear » (métronome dans le casque pour jouer au même tempo que les séquences diffusées) ?
Andi : Oui, mais pas tant que ça sur les nouvelles chansons. Theresa Loibl joue de la clarinette basse, nous sommes sept, et avec la plupart des nouvelles chansons, cela marche plutôt comme un puzzle : chacun a une petite pièce, qui forme la chanson entière, et sans click cest sympa
Markus : Cest aussi en lien avec la manière dont on a enregistré le nouvel album. Car « Neon Golden » était beaucoup plus un disque fait à lordinateur, avec beaucoup déléments électroniques, dès le début des chansons, donc on doit suivre le séquenceur. Les nouvelles chansons sont juste quelque chose quon joue, donc cest aussi comme cela que ça se passe en live.
Jentends aussi un changement entre « Close to the Glass » et « Vertigo Days » aussi, par exemple il y a une boucle au début de « Into Another Tune », qui court tout le long du morceau, et Andi tu dois suivre ce tempo. Sur « Vertigo Days » il ny presque rien qui ressemble à cela, vous jouez juste de plein dinstruments.
Cico : Cest aussi beaucoup plus lo-fi, avec des sons plus chaleureux.
Parlons un peu des projets parallèles de The Notwist. Je sais quil yen a beaucoup, je suis un peu perdu. Je connais bien Lali Puna, Tied & Tickled Trio, 13 & God, il y a aussi votre label (Alien Transistor), un festival (Alien Disco). Je devine sans doute la réponse, mais je ne peux mempêcher de la poser. Cest vraiment singulier, vous gérez un label, vous jouez dans plein de projets musicaux, es-ce une manière de continuer à expérimenter de nouvelles choses ?
Markus : Pour moi cest surtout parce que je suis un très grand fan de musique. Il y a tellement de groupes que jaime et de musique que jécoute, je suis aussi un grand collectionneur de disques. Jaime la musique, les disques, les livres et dautres choses. Cela a toujours été un rêve pour moi de créer un label, pour sortir des disques. Je crois quil y a tellement de choses qui méritent de sortir. Cest la raison principale.
Cest aussi une grande source dinspiration pour moi découter ce que les autres artistes font. La raison de lexistence des différents autres groupes dans lesquels chacun joue, cest que si tu nas quun seul groupe, très vite cela peut devenir très tendu. Tu essaie de mettre toutes tes idées dans le même groupe, il y a beaucoup de discussions, car il y a toujours des choses quune personne naime pas et que les autres aiment, cela provoque des conflits etc... Donc cest une bonne chose de jouer dans dautres groupes, avec des personnes qui ont des goûts différents : pas besoin de chercher à tout imposer au même endroit. Dans Notwist, jécris les paroles, les mélodies vocales, et parfois cela me fait du bien de jouer dans un groupe comme Lali Puna où cest quelquun dautre qui se préoccupe des paroles, des idées de compositions. Dans dautres groupes je joue seulement de la batterie, donc je ne moccupe pas des mélodies. Cest très bien et cela me donne des idées nouvelles, cest très relaxant. Dans chaque groupe la « chimie » entre les gens est différente. Cela rend les choses plus faciles pour que chaque groupe existe.
Comment parvenez vous à gérer votre agenda ?
Cico : Je pense que cest toujours possible.
Cest aussi ce qui fait que vous prenez toujours du temps pour sortir un nouvel album de Notwist, comme sept ans Mais cest bien comme ça.
Vous voulez dire quelques mots sur les prochain projets de The Notwist ? Peut-être des enregistrements prévus ? Une bande originale ?
Cico : Dernièrement on pensait créer quelque chose dans le genre de « Messier Objects » (album composé seulement dinstrumentaux), et en tirer un set live, peut-être connecté à un film. On a envie denregistrer un disque plus expérimental, fait de collages. Mais pour linstant il ny a pas encore de projet concret.
Oui vous êtes toujours en tournée pour partager « Vertigo Days ».
Merci beaucoup, merci pour votre temps, cétait très intéressant et sympathique !