Go Tell Fire To The Mountain
- Label : Lyf
- Format : Album / CD Vinyle
- Date de sortie : 13/06/2011
Encore une fois, la presse (spécialisée ou pas) & internet n'ont eu de cesse de glorifier ce petit groupe qui, il faut bien l'avouer, s'est "autobuzzé" de main de maître.
Un premier Ep disponible uniquement via le web à un prix exorbitant, une fan-base arborant des bandanas blancs, ayant accès a des concerts-messes à prix réduits... Bref ajoutant à tout ça un groupe qui joue (un certain temps) avec l'anonymat, un nom tellement mystérieux qu'il en devient fédérateur (Wu Lyf = World Unite Lucifer Youth Fondation, moins érotique que C.S.S., vous en conviendrez) créant une légende autour de l'enregistrement de l'album dans une église désaffectée, etc... N'en jetez plus! Si en plus l'album est au niveau de l'attente et du désir crée (de toute pièce), on tient là le nouveau fleuron de la pop déviante, attisant le chaland comme une groupie vers le rockeur tatoué.
L'album débute doucement par quelques notes d'orgue, une base rythmique qui semble (comme c'est doucement la mode) s'être inspiré des beats africains, une voix toujours à la limite de la fêlure, éraillée, presque dérangeante, qui devient vite le signe reconnaissable du groupe. Il a une identité propre, c'est déjà ça. Cette voix (vrai motif de critique pour certains je pense) abuse encore davantage de ce timbre sur "Cave song", petite chanson pop, lorgnant presque vers les productions de Win, Régine & leurs amis, toutes proportions gardées.
L'album continue son petit bonhomme de chemin, ayant trouvé son fil conducteur (Orgue + voix rauque + (afro)beat, guitares (rageuses, mais pas trop, on est pas là pour laisser des gens de côté)) sur des titres aussi plaintif que "Such a Sad Puppy Dog", faussement guillerets ("Sumaas Bliss"), à l'intention fédératrice (voire hymne de stade avec "We Bros"), maintenant c'est la guitare qui devient claire, ces petits notes disséminées rappelant les influences africaines, pas désagréables pour un sou, mais pas très original non plus...
Vu l'attente, vu les louanges, on était (j'étais) en droit de demander plus qu'un nouveau petit groupe, qui, il faut bien (se) l'avouer tranche quelque peu dans "l'indie-mainstream-jetable" qu'on nous propose depuis quelques années. Jusqu'au prochain groupe qui lui aussi tranchera blah-blah-blah.
A moins que....