A Bell Is A Cup... Until It Is A Struck
- Label : Mute
- Format : Album / CD Vinyle K7 Audio
- Date de sortie : 01/05/1988
Désormais 'beat combo' Wire enchaîne sa renaissance electro de suite par un deuxième rejeton, A Bell Is A Cup... Until It Is Struck, soit dans la langue de Zidane : 'Une cloche est une tasse... jusqu'à ce qu'elle soit frappée' (mouais... faut pas chercher à comprendre).
Acceuilli à l'époque plutôt froidement par la critique et les fans de la première heure qui avaient déjà eu du mal à digérer The Ideal Copy, A Bell Is A Cup... a pour seul crime irréparrable à son actif d'être l'album le plus pop. Certains y verront même (l'insulte suprême) de la dance-pop (ce qui est totalement faux bien sûr...). En un mot ou plûtot deux : plus accessible. Pourtant on sait bien depuis "Mannequin" que Wire est capable d'une certaine sensibilité pop. Colin Newman en solo ayant également créé certaines choses fabuleuses dans ce domaine (Commercial Suicide).
Rien d'aussi spectaculaire à trouver dans A Bell Is A Cup... mais quelques écoutes successives pour dépoussiérer tout cela et on tombe sur une série d'objets reluisants aussi différents les uns des autres. De la pop métallique aux textures foisonnantes qui se mue mélancolique avec "Silk Skin Paws", martiale avec "The Finest Drops", enivrante avec "Free Falling Divisions", légère avec "Kidney Bongos"... Une palette de sentiments qui s'assèche vers la fin mais l'éventail est assez conséquent pour déclarer A Bell Is A Cup... comme un tableau de maître, mineur, à defaut d'être un chef-d'oeuvre.
Tableau qui bénéficie d'une restauration bienvenue avec l'ajout de bonus tracks sur l'édition CD dont deux plus qu'intéressants : les lives. Un "Over Theirs" déchiré et un "Drill" explosé. Si parfois leurs shows se transformaient en performance arty, Wire pouvaient être aussi tout simplement monumentaux. Raison de plus pour écouter cet album négligé par ci, encensé par là. Tout dépend de la période que l'on admire. Juste milieu : un produit honnête d'un groupe de génie.