Policy
- Label : Merge
- Format : Album / CD Vinyle
- Date de sortie : 10/03/2015
Attention, ce disque n'est pas celui que vous croyez. En effet, sans y prendre garde, on pourrait vite croire que ce Policy est l'oeuvre du frontman d'Arcade Fire, l'artwork allant dans ce sens. Mais non ! Il s'agit en fait de son frangin, les parents Butler eurent la bonne idée de nommer leurs rejetons Win & Will. On a donc devant nous non pas l'album de Win, mais du trublion qui joue de la basse, du clavier & tape un peu partout dans le groupe susnommé.
Pour ce disque, Will a invité quelques potes, notamment Jeremy Gara (batteur d'Arcade Fire de son état) et d'autres types pour officier aux choeurs & aux bois, pour le reste il a tout fait comme un grand. Histoire d'inclure tranquillement l'album dans l'histoire, je peux aussi vous dire qu'il a été enregistré en une semaine, dans l'ancien salon de Jimi Hendrix, juste au dessus des studios Electric Lady, à New York. Plutôt classe hein ! Mais on sait bien que ça ne fait pas tout, et heureusement pour Will Butler son album est plutôt bon.
Le ton est donné dès le début de l'album avec ce "Take My Side" sautillant et plein d'entrain, un tube de l'été en puissance, on prend presque tant ce titre est bon que la suite ne soit pas à niveau, comme souvent, mais "Anna" vient nous rassurer, on visualise presque Will dans son salon (enfin, celui de Jimi) en dansant tout seul devant ses claviers, pour devenir plus grave avec "Finish What I Started", où l'on retrouve quelques intonations semblables à celles de Win. L'album se vit comme une promenade ensoleillée, de bout en bout il met un petit sourire au coin des lèvres, les choeurs enchantent et se révèlent indispensables à l'équilibre de certains titres. On sent parfois une véritable influence de Bowie toutes époques confondues (le cabaret retro futuriste de "Something's Coming", "Finish What I Started"), et surtout, il réussit à ne faire qu'un titre Arcade Fire-like, ce "What I Want" qui me rappelle à quel point la direction prise par le groupe me déplait, mais c'est une autre histoire. Celle qui nous intéresse ici se termine comme elle a commencé, "Witness" est une conclusion lumineuse, générique de happy end, on frôle l'overdose parfois avec ces claps, ses choeurs et même ce saxo qui se pointe sans crier gare, peut être un voisin attiré par l'orgie musicale qui se tenait là, on en saura pas plus, on va en rester là des images plein la tête... Car l'album s'arrête là.