Ego : Echo
- Label : Young God
- Format : Album / CD
- Date de sortie : 03/10/2000
Ego : Echo marque un tournant primordial dans la carrière d'Ulan Bator; tournant qui aurait peut-être dû être éviter...
Du Ulan Bator originel, il ne reste plus grand chose. Changement de batteur, changement de son, de production, épuration du style... Bref, les choses ont bien changé. Ce qui avait été très bien amorcé sur Vegetale; l'album précédent, perd toute consistance, toute propension à subjuguer...
La voix d'Amaury Cambuzat s'était faite plus présente sur Vegetale ? Maintenant, elle domine presque chaque morceau, mais ne parvient pas à créer la moindre conivence avec l'auditeur, pas le moindre climat de confiance tant la voix de Cambuzat est déplaisante sur certains titres.
Les envolées électriques se faisaient déjà plus rares sur Vegetale ? Peut-être, peut-être pas... En tous cas, certaines compositions de Ego : Echo ratent le coche et n'insuffle qu'ennui et longueurs dispensables, comme ce "Santa Lucia" qui commence presque correctement et se termine dans un climat post-rock ennuyeux et insipide... tout comme "Etoile Astre" qui, lui, est ennuyeux sur toute sa longueur.
On cherche alors ce qui peut nous faire aimer ce disque. Tout d'abord, Michael Gira à la production. Bien. Finalement non pas tellement. La production de Ego : Echo étincelle par sa platitude et son manque indicutable de relief. Ensuite, second invité de marque (qui aurait été un invité de luxe il y a encore quelques années, mais les choses ont bien changé maintenant, mais là, c'est un autre sujet...): Jean-Hervé Péron. Mon admiration pour Faust ne sauvera malheureusement pas à mes yeux ce "Soeur Violence" (sur lequel participe donc Péron) correct mais loin d'être transcendant. Dommage.
On se consolera avec cet "Hiver" intimiste, à mille lieux de l'unviers auquel nous avait habitué Ulan Bator, mais surtout avec ce bon "La Joueuse De Tambour", peut-être pas très novateur mais au charme fédérateur.
Mais il faut bien l'avouer, Ego : Echo reste néanmoins une franche déception...