The Meadowlands
- Label : Absolutely Kosher
- Format : Album / CD Vinyle
- Date de sortie : 09/09/2003
Après qu'un conflit avec leur ancienne maison de disques les eut contraints a un silence de 7 longues années, les américains nous reviennent avec un troisième album qu'ils ont donc eu tout le temps de peaufiner.
Portées par une guitare accrocheuse et catchy, les compositions collent parfaitement à l'idée que je me fais d'un rock indé de qualité. Certes, la formule est ultra classique et d'aucuns trouveront sans doute que The Wrens ne font là qu'enfoncer les portes que leurs prédécesseurs ont ouvertes bien avant eux ; mais il n'empêche qu'il est bien difficile de ne pas s'enthousiasmer à leur écoute.
Le genre est tellement galvaudé à longueur d'années (ou simplement délaissé), que j'avais oublié que le rock indé, dans sa formule la plus basique, pouvait encore être d'actualité. The Meadowlands me rappelle furieusement l'époque pas si lointaine où j'écoutais Lenoir sur France Inter. Difficile pourtant de le comparer à un disque précis de cette époque : il correspond juste à l'archétype de l'album dont j'aurais certainement chanté les louanges au milieu des années 90, tout en ayant assez de fraîcheur et de sincérite pour susciter beaucoup de plaisir aujourd'hui. Les membres du groupe n'inventent rien ; ils se contentent d'écrire de très bonnes chansons tout en crescendo.
Ce qu'il y a en effet de plus frappant avec ce disque, c'est que chaque morceau commence plutôt de façon assez banale, mais gagne en intensité à la faveur d'un art de la progression hors du commun. On sent bien à quel point toutes ces années ont été mises à profit par le groupe pour développer une écriture exigeante qui fait que le disque résiste haut la main aux écoutes répétées.
Au fil des morceaux et de la diversité des registres abordés, on pense aux Pixies, à Pavement, à Built to Spill ou encore à XTC. Mais, il ne faut pas s'y tromper : aucune traces de revival ici ... Juste un art consommé d'un certain classicisme.