1969: Velvet Underground Live, Vol. 1
- Label : Mercury
- Format : Live / CD
- Date de sortie : 02/02/1974
Le live 1969 se composant de deux albums distincts, je les traiterai donc séparément.
Quelques mois après avoir fait l'acquisition du premier album de la formation, The Velvet Underground And Nico, j'ai décidé d'acheter ce live. La pochette met dans l'ambiance: un cul de mec en gros plan, le slip rentré entre les fesses, le tout sur fond vert.
10 titres au total sur ce volume 1, présentant des morceaux des 4 albums. Loaded n'est pas encore sorti à ce moment, mais cette prestation live a pour but de promouvoir les titres de cet album à venir. L'album est préfacé par Elliott Murphy, qui ne tarit pas d'éloges sur le groupe. L'album s'ouvre sur une prise de parole de Lou reed, qui s'adresse au public avec un humour bonenfant: "Sure anybody has school tomorrow ?" Le son sonne vieux, et n'étant pas encore véritablement fan du groupe, je ne fais pas l'effort d'écouter le CD. Près d'un an après, je suis fan absolu du groupe, et je compte bien réecouter ce live. Le son qui autrefois me rebutait contribue terriblement à l'ambiance, presque garage, ce qui met en valeur l'aspect vicieux des textes. Chaque titre est chanté par un excellent Lou Reed qui passe de l'émotion à la rage avec brio. Les titres gagnent en densité, s'il le fallait encore, à l'image de ce "What Goes On" épique, de près de 9 minutes, matraqué par une Moe Tucker déchaînée. Sweet Jane, est jouée dans une version alternative, plus lente avec des paroles différentes, soutenues par un chant langoureux. "Femme Fatale" a perdu Nico en route, mais elle garde son charme. "Rock'n'Roll" qui fait déjà son effet. "New Age" et son break monumental. Et le meilleur pour la fin, j'ai nommé le dantesque "Heroin", qui s'étend sur 8 minutes 14; sans commentaires, avec tension palpable et voix qui s'emballe. Un must. Elle sera présente dans le volume 2, mais jouée sans la furie du refrain. L'album présente également "Lisa Says", inédite, superbe ballade jazzy d'un amour déçu.
Pour conclure: un live au son vintage, des musiciens à fond, des émotions: bref du vrai rock'n'roll.
Un des grands live de la fin des sixties, à ranger près de Live/Dead, de Absolutely Live...