Strangeways, Here We Come
- Label : Virgin
- Format : Album / CD Vinyle K7 Audio
- Date de sortie : 01/09/1987
1987. Ca sent la fin d'une époque, la fin d'un groupe mais l'album est superbe.
La collaboration de Morrissey et de Marr est inventive (on retrouve sur l'album une grande diversité instrumentale.) La voix et les textes sont toujours aussi excellents.
Dès les premières notes de "A Rush And A Push And The Land Is Ours", l'empreinte du style des Smiths est indéniable ! C'est le son typique qui a marqué les années 80 et qui laissera des traces sur la brit-pop des années 90 (sur Radiohead, notamment).
Viennent ensuite des morceaux magnifiques, tel "Death Of A Disco Dancer", morceau aérien sublime, sur lequel l'intro à la basse est excellente.Sur cette dernière, vient se coller admirablement la voix suave et douce de Morrissey. La guitare de Johnny Marr, quant à elle, est pleine de retenue (l'influence sur un guitariste comme Jonny Greenwood est évidente ...)
"Girlfriend In A Coma" montre l'attirance du groupe pour la pop calme, joyeuse et acidulée, tandis que "Last Night I Dreamed Somebody Love Me", empreint de mélancolie et aux influences 60's, rappelle par son intro "The Queen Is Dead". On reconnaît le son Smiths mais une amertume pointe et on sent la fin du groupe ...
"Paint A Vulgar Picture", un des meilleurs morceaux de l'album, montre tout l'immense talent de Marr et des musiciens, tandis que la voix de Morrissey reste excellente, irréprochable.
L'album se finit par "I Won't Share You", une ballade à la guitare acoustique sur laquelle vient se plaquer la voix éthérée au possible de Steven Morrissey.
Un album qui reste très bon. Les inconditionnels y retrouveront leur compte ; néanmoins la nostalgie d'une époque perdue traverse l'écoute et laisse pointer une amertume.
Comme si les Smiths annonçaient la fin du son 80's qui avait assuré leur popularité ...