Armed Love
- Label : Burning Heart
- Format : Album / CD Vinyle
- Date de sortie : 12/07/2004
Trois ans d'absence auront été nécessaires au combo suédois pour accoucher du successeur de A New Morning, Changing Weather. Trois ans à se demander de quelle manière ils parviendraient à poursuivre l'aventure si bien démarrée quelques années auparavant. Voici donc la réponse: elle s'appelle Armed Love et se présente ornée de rouge et de noir du plus bel effet.
Manifestement, les choses ont changé: l'inspiration, le son, la fougue, la pertinence... Oui, il faut bien l'avouer, ce nouvel album est totalement raté. Armed Love débute avec "A Small Demand", et d'ores et déjà, le son apparaît extrêmement pauvre et sans relief. Le clavier, peut-être légèrement mis plus en avant par rapport aux précédentes productions du groupe, possède un son particulier qui frôle le ridicule. En revanche, les cuivres, qui profitent d'un break pour s'imposer, eux ne le frôlent pas (le ridicule), mais s'encastrent bel et bien dans ce mur fait de grotesque et d'inélégance; alors qu'ils occupaient une place importante et déterminante dans A New Morning, Changing Weather. De plus, avec cette production qui se veut plus "heavy", les guitares ne passionnent plus... Dommage pour un guitariste de la trempe de Lars Strömberg, au jeu à la Pete Townsend.
Il faut bien l'avouer, ça me fait mal de voir The (International) Noise Conspiracy s'empêtrer dans des compositions dont le niveau d'intérêt est quasiment nul et dont les progressions sont (beaucoup trop) convenues. Chez un groupe, il n'y a sans doute rien de pire que de devenir la pâle copie de soi-même...
Si leurs préoccupations politiques n'ont à priori pas changer ("Let's Make History" ou "Communist Moon"), l'implication et/ou l'inspiration semblent leur faire défaut. The (International) Noise Conspiracy ne réussit plus à surprendre. Preuve en est: la dynamique des morceaux qui s'avère monstrueusement plate et qui ne démontre pas la moindre once d'étincelle prête à mettre le feu à cette poudrière qu'était ce groupe (autrefois génial). Le comble de tout est ce manque apparent d'inspiration. Exemple ce "Black Mask", premier single de l'album, qui reprend bizarrement dans un break le gimmick de... "The Black Mask", présent sur The First Conspiracy.
Bref, ce nouvel album se présente bien terne et sans éclat, mais parvient néanmoins à briller par l'ennui profond qu'il suscite. La déception est donc à l'image des deux précédents opus: énorme !