A New Morning, Changing Weather
- Label : Burning Heart
- Format : Album / CD Vinyle
- Date de sortie : 23/10/2001
Environ un an après la sortie de Survival Sickness, The (International) Noise Conspiracy nous présente A New Morning, Changing Weather, dont le titre fait référence à un album de Bob Dylan.
Dès la première écoute, on se rend compte que T(I)NC s'est radicalisé, aussi bien dans la musique que dans les propos tenus. A New Morning, Changing Weather contient 11 titres et autant d'hymnes anticapitalistes, révolutionnaires et/ou pro-communistes. Le plus parfait exemple est bien entendu le très explicite "Capitalism Stole My Virginity".
Dans ce troisième opus; la section rythmique est toujours plus qu'exellente: la batterie s'impose naturellement à force de véritables coups d'éclats, pendant que la basse se fait lourde, soutenant idéalement le jeu de guitare (très 'Pete Towsend') de Lars Strömberg.
La principale surprise de cet album intervient lors du troisième morceau ("Bigger Cages, Longer Chains") ; c'est-à-dire avec l'apparition de cuivres. Force est de constater que les saxophones s'intègrent excellement dans la musique de T(I)NC, permettant aux suèdois d'entrevoir d'éventuels horizons musicaux insoupçonnés.
Comme dans Survival Sickness, on trouve ici de formidables brûlots rock 'n' roll tels que "Born Into A Mess", "New Empire Blues" (et son riff terriblement efficace) ou l'engagé et flamboyant "Capitalism Stole My Virginity". Cet album regorge également de titres qui n'ont rien à envier aux productions provenant d'outre-Atlantique, bien au contraire. Ainsi, "Last Century Promise" ou "Dead Language of Love" peuvent se targuer d'être bien supérieurs à certains titres composées par des formations américaines dites 'bruitistes'.
Au final, avec A New Morning, Changing Weather, The (International) Noise Conspiracy réussit à nous livrer le digne successeur de Survival Sickness ; pari qui n'était pourtant pas évident ! Ya Basta !