The American Adventure
- Label : Arista
- Format : Album / CD
- Date de sortie : 14/10/2003
Après un premier album peut être un peu sur-évalué, par la presse anglaise surtout, The Electric Soft Parade livrait en 2003 The American Adventure, tirant son nom d'un vieux parc d'attraction du sud de l'Angleterre.
Les Brightoniens ouvrent les hostilités avec "Things I've Done Before" qui d'une certaine manière annonce tout ce qui va suivre, grosses guitares sur les couplets suivi d'un refrain tout délicat, genre coquelicots. Les frères White imposent un grand écart qui, au choix, déroute ou fascine.
Si c'est la fascination qui l'emporte, alors la suite est quasi-parfaite: "Bruxellisation" et son arpège en tourbillon évoque un peu REM, "Lights Out" et "Headacheville" se présentent comme plus menaçantes mais sans jamais perdre le côté mélodique qui fait la marque du groupe.
Sur "The American Adventure", la chanson, la fratrie tente le gros coup de la chanson à tiroir au parfum Pink Floydesque, malheureusement pour un résultat en demi-teinte. "Chaos" et "Existing" sont des balades assez réussies, rien de révolutionaire, mais fortes émouvantes.
Mais entre tout ça, il y a deux joyaux dont l'éclat fait de l'ombre au reste pourtant déjà lumineux: la première intervient en plage 4 et s'intitule "The Wrongest Thing In Town", balade acoustique lumineuse, genre chute de studio oubliée des Beatles, au final qui va crescendo mais qui a le bon gout de ne pas exploser. L'autre perle arrive juste ensuite, c'est "Lose Yr Frown", hit single en puissance, à l'évidence mélodique renversante...
Les frères White vivent peut-être trop dans un axe"Beatles avec les amplis des Pixies", mais leur grande force est leurs mélodies imparables dont beaucoup tueraient pour en avoir rien qu'une de ce calibre, histoire de voir ce que ça fait.
Après un premier disque surproduit, The Electric Soft Parade sort une collection de chansons au dépouillement remarquable, tout enregistré en analogique s'il vous plait, qui promet des lendemains qui chantent...