Stop Making Sense
- Label : Sire
- Format : Live / DVD
- Date de sortie : 01/04/1984
Filmé par J. Demme, le réalisateur du Silence Des Agneaux, sur un story-board de David Byrne, où l'on remarquera que chaque plan a été pré-dessiné, ce concert filmé au Pantages Theater de LA est le diamant de ma collection de DVD de zic. "Le Citizen Kane des films musicaux..." a dit un journal branché londonien.
Tout ici est un régal... Je vous en parle !
Tout commence sur une scène en chantier, vide, éclairage cru, murs décrépits, y'a personne, pas d'instruments, que dalle, juste UN micro sur pied et des échafaudages ! Du fond de la scène débarque un grand échalas en costume clair, une folk en bandoulière, il dépose a coté du micro un combiné radio-cassette, appuie sur le bouton start, on entend un vague boum-boum primaire, battement de pied, en route pour "Psycho Killer" tube indé du premier opus de 77. Et déjà, David Byrne nous fait le clown...
Puis c'est l'entrée de la petite Tina, qui pose sa basse sur "Heaven" avec des ch?urs venus du paradis, puisque y'a personne d'autre... Un cri du public, une estrade sur roulade est poussée sur scène avec une batterie, Chris Frantz est là, puis c'est au tour de Harrison de prendre une guitare, et c'est parti pour une rythmique headienne garantie pendant que les roadies installent sur la gauche une estrade à claviers et qu'une paire de congas fait son apparition sur la droite. Deux superbes choristes black à gauche devant les estrades déboulent, sourire aux lèvres, on sait que c'est l'éclate pour ces demoiselles d'être là, le percu démarre, un rideau noir descend derrière, ça va danser ! Pendant que ça joue, l'estrade à percus est installé sur la droite, un guitariste black débarque et l'on aperçoit un clavier, perché là-haut, la salle s'éteint, les éclairages prennent vie, les écrans géants s'allument et c'est parti !
Je vous raconte pas la suite, mais voir 6 personnes sur le devant de la scène en train de danser c'est quelque chose ! C'est une leçon de spectacle que donne là les Talking Heads avec leur funk blanc atomique, sans se prendre au sérieux, conduit par l'homme au poignet d'acier qui sur scène n?hésite pas à sombrer dans le ridicule, vautré par terre ou dans un costume aux épaules 2 fois trop large, courant tout autour de la scène ou accroché à une lampe sur pied, mais avec quelle classe... Concert pensé à frénésie musicale exponentielle, pas de frime technique sur l'image. Jouissif !
Le bonus est à l'image de ce qui précède : B.A.R. J.O.T.