In Rainbows
- Label : W.A.S.T.E
- Format : Album / CD
- Date de sortie : 10/10/2007
In Rainbows sort à tout prix aujourd'hui, l'attente a été longue pour tout ceux qui comme moi, pensent que Radiohead est un incontournable de notre époque. Pour l'heure In Rainbows est immatériel, quasiment tous les morceaux ont été joués en concert lors des dernières tournées enfin Nigel Godrich est de nouveau à la barre.
Alors quid de cet album ? Je pense qu'au point de vue du son il est très proche d'Amnesiac, on y retrouve des sons de guitare secs, la batterie y est minimaliste au possible, les réverbérations sont partout, l'ensemble donne la fausse impression d'avoir été enregistré en quelques minutes, bien entendu il n'en est rien. Enfin pour la première fois chez Radiohead, les mélodies sont aérées, presque joyeuses, on y entend la respiration des musiciens, les bruits de chaises et parfois des cris d'enfants !
Rapide tour du propriétaire:
"15 Step" ouvre le bal: batterie et programmation nous conduisent vers un riff de guitare joyeux, champêtre, une espèce d'Idiotèque aéré mais à la fin la chanson bascule... "Bodysnatchers" fête le retour des guitares, qui plus est noyées dans un fuzz sans fond, Greenwood doit s'en donner à coeur joie sur sa Telecaster Honda ! Au milieu il se dédouble pour quelques parties d'Ondes Martenot. "Nude" est certainement la ballade qui tue, un vieux morceau de Radiohead, qui pendant longtemps ne satisfaisait pas le groupe, mais de nouveaux arrangements y ont fait des merveilles et "Nude" est véritablement une des perles du disque (la chanson pour faire des câlins). "Arpeggi", basée sur des formules de triolets (3 notes dans une structure binaire) de toutes les longueurs possibles, la basse et la batterie nous dirigent dans ce brouillard fait de guitares, de ch?urs, de cloches et de cordes. "All I Need" démarre presque comme un morceau de Hip-hop : basse lourde et saturée, batterie-boite à rythme. Mais encore une fois quelle classe, la mélodie se construit au fil, mélancolique à souhait mais tellement légère ! "Faust Arp", m'évoque un peu ces morceaux étranges de l'album blanc des Beatles, un mix entre une guitare acoustique et des cordes, très court. "Reckoner", nous refait le coup de "15 Step" : départ à la batterie puis les instruments viennent y broder, la mélodie se profile lentement, dessinant l'arc en ciel évoqué dans le nom de l'album, à la fois pluvieux et ensoleillé. "House Of Cards", est dans la même veine, l'introduction rappelle presque Devendra Banhart tellement la réverbération nous semble du coton. "Jigsaw Falling Into Place" évoque lui plutôt des morceaux comme "2+2=5" ou d'autres de Hail To The Thief, un des meilleurs morceaux de l'album, où la noirceur de Radiohead ne fait ici aucun doute. "Videotape" vient clore ce disque, Thom Yorke y chante au piano, tout en douceur, puis des nappes de voix viennent densifier notre mayonnaise, rejoint par des morceaux de batterie samplés!
Vivement la suite en décembre !!!