Era Vulgaris
- Label : Interscope
- Format : Album / CD Vinyle
- Date de sortie : 12/06/2007
Queens Of The Stone Age débarque avec un nouvel album deux ans aprés Lullabies To Paralyse : Era Vulgaris arrive ces jours-ci, partout, avec sa pochette de tête d'ampoule (il faudra un jour essayer de comprendre pourquoi un disque de Queens Of The Stone Age sur deux à une pochette atroce).
Regardons d'abord le casting : bien sur Mark Lanegan reste dans le coin avec Chris Goss, la base, et sinon après Dave Grohl, Brody Dalle, Billy Gibbons, c'est cette fois Julian Casablancas et Trent Reznor qui sont aller jouer dans le désert.
Heureusement pour nous l'intervention du premier reste fantomatique, Malheursement pour nous l'intervention du second a été retiré de l'album: en effet il chante sur Era Vulgaris, titre finalement absent ! A la différence du très bon Lullabies To Paralyse, le son est bien plus rèche, plus sec. On retrouve un peu le son de batterie et le minimalisme des Eagles Of Death Metal, on aimerai aussi pouvoir identifier l'ami Trent dans de nombreux triffouillages, de nombreuses et heureuses dissonances, venant rendre plus tordu, plus pervers, plus déviant ce nouvel opus.
L'ouverture de l'album se fait dans le passage dingue (à 3min20) dans "Turning The Screw" : à l'aide d'un slide multi samplé et d'une batterie dingue (on imagine bien Jack Black danser la polka la dessus). Après il y a "Sick, Sick, Sick", premier single, structure rythmique parfaite, puis c'est "Into The Hollow" tout en slide guitare et choeurs. Et puis tout le reste coule naturellement. Avec bien sur plein de bonnes surprises dans chaque morceaux.
L'enchaînement de perles se fait pour moi après "Make It Wit Chu" (déjà sur les Desert Sessions et sur Over The Years And Through The Woods, m'enfin) avec trois tubes qui s'enchainent: "3's And 7's", "Suture Up Your Future" et enfin la perle de l'album : "River In The Road", la méga claque. Imaginez-vous la fin du monde dans votre quartier, des sirènes de partout, dans un sentiment vague d'odeurs de béton et de soufre. Revoyez Fight Club, puis à deux secondes de la fin, coupez le son de votre Tv, lancez "River In The Road" et vous comprendrez comme moi, que le "Where Is My Mind" des Pixies vient de se trouver un digne cousin au rayon des parfaites chansons déviantes.
L'album s'achève sur "Runnig Joke", une belle ballade où le Josh s'accompage au Wurlitzer. Et curieusement, comme sur "Long Slow Goodbye" de Lullabies, un orchestre à vent nous guide lascivement vers la sortie, comme dans un film.