Sleeping With Ghosts Limited Edition
- Label : Delabel
- Format : Compilation d'inédits / CD
- Date de sortie : 22/09/2003
Parcourant avec nonchalance ce site que j'aime bien, je suis tombé par hasard sur nos amis de Placebo. Et que vois-je? Rien sur l'édition limitée de Sleeping With Ghosts, vous savez, celle avec le CD de reprises dessus...Je m'y colle donc avec une joie non dissimulée.
Placebo a fait illusion le temps de ses deux premiers albums avant de sombrer bien bas dans les abîmes du rock formaté pour les djeunes qui "dépriment et se sentent sombre dans leur esprit, tu vois". On ne reviendra pas sur Black Market Music, Sleeping with ghosts, le hit machine, l'auto-satisfaction du tout petit Brian Molko ou sa calvitie rigolote. Parlons donc de ces reprises: le Jean-Claude Van Damme du rock et ses compagnons d'infortune n'ont pas mauvais goût. Au programme T-Rex, les Pixies, Gainsbourg, The Smiths, Depeche Mode entre autres.
De bonnes chansons donc, mais problème, le tout est très très convenu. Chaque reprise est la copie carbone de l'originale, ou alors pire, elles portent une petite différence histoire de marquer le coup. A cet égard, la reprise de "Where Is My Mind ?" est une honte : ce morceau qui n'est déjà pas la meilleure des lutins est ici ankylosé de 'ouh ouh' ridicules là où ceux de Kim Deal rappelaient la sirène qu'on rêve d'entendre un jour ...
Quoi d'autre de rigolo ? Allez au hasard Balthazar on dira que "20th Century Boy" est la même que l'originale. Mais alors la même de chez la même. Pour ne pas être vulgaire je ne parlerai pas de "Mélodie Nelson" ou de "Bigmouth Strikes Again" (oui messieurs de Rock Mag, c'est une reprise).
La présence de gros tubes genre "Daddy Cool" ou "Johnny & Mary" en dit long sur les ambitions du groupe et puis pour finir rigolons un peu du choix des chansons ... quel cliché pour Placebo et sa soi-disant ambiguité sexuelle de reprendre The Smiths ou Depeche Mode! Ou cette reprise de "Where Is My Mind ?", hymne officiel des djeunes à la cool.
Molko, le Samson du rock, et ses affreux jojos se paient quand même pas mal la fiole de leur fans toujours plus nombreux, rien n'est réapproprié sur ce disque, tout sonne plat et chiant. A croire que ce groupe jadis talentueux n'a aucune personnalité musicale. Pour de bonnes reprises, interéssantes et changeantes, allez voir ailleurs, chez Martin Gore, Johnny Cash ou les citrouilles de Corgan par exemple.
Placebo décline mais ils s'en foutent, ils ont la formule du tube, un bon sens commercial, une bonne cible...Entre eux et Muse, on n'est pas sorti de l'auberge.