Don't Believe The Truth
- Label : Epic
- Format : Album / CD
- Date de sortie : 30/05/2005
Il est des trilogies que l'on aimerait qu'elles n'eussent jamais existé. Il y a des fois où on aimerait vraiment que cela cesse. Oasis est une de ces choses gâtées par la vie.
Avant la sortie de leur dernière saga, je lisais ci et là qu'enfin, ils étaient revenus à leur musique d'antan. Ce son qui leur était si propre au milieu des années 90. Mais comment ces journalistesont-ils pu écrire ça ?
Je suppose qu'ils se sont axés sur des déclarations de Noël, affirmant sans doute Don't Believe The Truth comme l'album du siècle, tout comme il s'autoproclame 'meilleur groupe du monde'. On est tous d'accord sur le fait qu' Oasis ne l'a jamais été, et le sera encore moins dorénavant. Comme de nombreuses personnes, j'étais convaincu par Definitely Maybe et What's The Story (Morning Glory). Puis peu à peu, j'ai perdu leur trace, agacé par leurs personnalités et leur musique de plus en plus déplorable.
Un pote achète le CD, me le prête, et voilà l'épisode VI de la Saga Oasis dans mes enceintes. Oui oui, le groupe existe toujours. Il fallait bien boucler cette triste histoire. Et d'emblée on se dit bien que l'histoire suit son cours.
Dernier acte de cette lamentable trilogie (Standing On The Shoulder Of Giants [IV] et Heathen Chemistry [V]), on se demande encore comment il nous est arrivé d'apprécier ce groupe.
Je remets Definitely Maybe ou même les B-sides figurant sur The Masterplan, et il faut se rendre à l'évidence : Oasis a bel et bien basculé du côté obscur !
Vous avez peut être entendu vaguement que le fils de Ringo Star, Zak Starkey, avait participé à certains morceaux de Don't Believe The Truth ? ...
Coup de pub pour ce groupe affirmant toujours être les seuls successeurs des Beatles (franchement, qui ça intéresse ?).
Sur cette galette d'une fadeur digne d'une patate cuite à l'eau (ou d'une endive, au choix), on pourra néanmoins apprécié le titre "The Importance of Being Idle", qui aurait mérité un autre sort que de se trouver au milieu de ces titres sans saveur. Je réécoute pour essayer d'y trouver un peu de pulpe dans ce jus ... mais rien à faire. Finalement, Oasis est l'équivalent de Police Academy. Au premier, on sourit, au deuxième on commence à connaître la chanson ; et un jour on vous dit qu'il y en a eu six et des dessins animés dérivés.
Pourvu qu'on n'eusse jamais l'occasion de voir Oasis en dessin animé ... Pour nos enfants s'il-vous-plaît, arrêtez les !