Let Go
- Label : Labels
- Format : Album / CD
- Date de sortie : 17/09/2002
"Nada Surf sort un nouvel album! Ah oui?" Tout d'un coup, je repense à ce groupe qui nous avait sorti de la torpeur pendant ces années de vache maigre où tous les tubes se ressemblaient. Ce tube, c'était " Popular", une chanson qui nous rappellera pour toujours nos jeunes années, pour ma part, j'étais au collège.
Mais je pense surtout à " The Proximity Effect", le second album du trio new-yorkais. Je me rappelle alors combien ces chansons étaient somptueuses, les "80 Windows", les "Firecracker" et j'en passe... et combien cet album était porteur de quelque- chose. Quelque-chose d'assez difficile à définir : en bref, porteur de simplicité, pas facile de définir la simplicité ! Mais je me dis aussi que tout ça, c'est loin. A vrai dire, je les avais presque oublié! Et d'un coup, je me surprend à dire que "Let Go" sera à coup sûr la réplique parfaite de "The Proximity Effect" et que je n'ai pas forcément envie de me replonger là-dedans. Je laisse mûrir tout ça et puis après maintes réflexions et une heure à la Fnac à hésiter entre The Liars, Chokebore, Death in Vegas et Idaho, je me dis va pour Nada Surf! Je fonce chez moi et j'écoute l'album! Alors oui, c'est bien le son Nada Surf, ça révolutionne pas tes oreilles mais le plaisir est quand même là. Le plaisir de réécouter leurs ballades pas complexes pour un sou (dans le bon sens du terme), l'unité, la linéarité qui définit Nada Surf. Mais dixit Roger Caillois, l'important n'est pas d'innover mais d'exceller dans son domaine. Et même si dans la grande famille du Rock, on préfère ceux qui ne sont jamais où on les attend, j'espère que nous serons nombreux à faire une place toute particulière à ce groupe qui, finalement va à contre-courant de cette définition de la "qualité Rock" en se lovant dans un recoin où personne ne va: le leur. Parce que des chansons comme "Blonde on Blonde", " Inside of love" ou l'éblouissante-discrète "Là pour ça" ont ce petit quelque chose d'intemporel qui fait que l'on y reviendra toujours...