Black Holes And Revelations
- Label : Naïve
- Format : Album / CD
- Date de sortie : 03/07/2006
Autant le dire de suite, Muse est le groupe qui me procure le plus d'émotions depuis ce jour de 1999 où la lecture d'une chronique m'a permis de découvrir ce trio anglais.
Alors, la sortie d'un nouvel album de Muse, c'est un peu jour de fête à la maison ! Et ce trois juillet veille de la fête nationale aux States -cela ressemble comme à un pied de nez à ce pays qui résiste encore et toujours à sa musique, on se demande pourquoi d'ailleurs- la visite au magasin à enseigne jaune de quatre lettres est courte mais précise.
La galette enfin arrivée à bon port, le précieux sésame peut enfin dévoiler ce qu'il a dans le ventre même si le lancement du single "Supermassive Black Hole" et son chant à la Prince sur un air plus electro que rock m'avait cependant légèrement refroidit...
Première écoute donc, et sentiment mitigé. Une impression d'évolution vers des arrangements moins bruts de décoffrage, un bain électronique plus que prononcé, mais presque l'illusion d'une perte de vitesse et d'essoufflement.
Deuxième écoute donc, et déjà des morceaux qui appellent votre attention, le très aérien et rythmiquement dantesque "May Of The Problematique" ainsi que "Knights Of Cydonia" qui met un terme au disque sous forme de bande originale "westernienne" (tel un "Cecilia Ann" des Pixies au temps de Bossanova) ultra percutante qui laisse un goût de reviens-y.
Troisième écoute donc, et l'ouverture "Take A Bow" prend des allures de grand classiques avec ses claviers au goût de "Bliss" et son final impressionnant de puissance sonore, "Invincible" devient comme un hymne profondément positif et Bellamy galvanise la foule, "Assassin" n'a jamais aussi bien porté son nom tant le morceau est une tuerie à lui tout seul, très heavy mais déjà une référence de ce Black Holes And Revelation.
Quatrième écoute et tout s'éclaire, la beauté de "A Soldier's Poem" courte ballade lancinante aux choeurs entremêlés de Bellamy, le courage de "City Of Delusion" titre extrêmement ambitieux mélangeant le son oriental au son latino avec solo de trompette et final de cordes, c'est dire !
Cinquième écoute, puis sixième, puis septième... c'est fait, la magie opère.
Alors bien sûr, certains diront que c'est trop grandiloquent, que Bellamy en fait des tonnes. Et pourtant comme toujours c'est avec une grande sincérité que Muse se fait définitivement sa place à part dans le monde du rock. Ce trio ne triche pas, il suffit de les voir et écouter sur scène. Qui peut dire que Bellamy n'a pas une voix incroyablement puissante et juste aussi bien en direct que mixée sur album.
Muse prend un nouveau virage musical, et même le surprenant "Supermassive Black Hole" trouve sa place dans ce disque éclectique où plusieurs influences se télescopent.
Bien joué les p'tits gars !!!!