New York
- Label : Warner
- Format : Album / CD Vinyle K7 Audio
- Date de sortie : 02/02/1989
1989: Doolitle des Pixies, The Stone Roses des Stone Roses et... New-York de Lou reed. Depuis longtemps j'entends parler de ce disque, mais du grand méchant Lou, je connais surtout son ex-groupe que tout le monde ou presque ici adore, et Transformer, album proche dans l'esprit de son ex-groupe. A l'image d'un Black Francis se muant en Frank Black, Lou Reed prend un tournant dans sa carrière (plus d'un en fait) pour composer du bon vieux rock des familles qui perd (parfois) en originalité ce qu'il gagne en densité. Ainsi, il en va de New York, un disque majeur de la décennie 80. Une pochette sombre où Lou se voit démultiplié (en réalité le Lou Reed de droite est Mike Rathke, guitariste). "New York" apparaît en graffiti. Lisez Joyce pour connaître et comprendre Dublin, faites en de même avec Lou Reed pour New york. Ignorer les paroles serait une belle erreur quand on connaît le talent d'écriture du gars, diplômé de lettres anglaises. Car New York, s'il se révèle être un excellent album de rock est au même titre un disque d'écrivain, un livre à écouter en somme. Les mélodies sont efficaces, directes, les paroles sont plus souvent chantonnées que chantées mais peu importe, tellement il est plaisant d'entendre Lou s'en prendre à tous ceux qu'il déteste, tels les politiciens, dans le sublime "Strawman", les partisans de la Nra. Il défend la veuve et l'orphelin sans mièvrerie ni complaisance, mais comme un citoyen très doué. La guitare lumineuse de Mike Rathke sublime le chant et renforce leur contenu. Les choeurs ont leur place dans "Halloween Parade", pour le plaisir de l'auditeur. Les droits de l'enfant pourraient prendre comme hymne le très catchy "Dirty Blvd". "There Is No Time" nous convainc que Lou n'est pas mort (comme beaucoup de rumeurs le prétendent !), et qu'il sait mettre tout le monde d'accord. Il est touchant de l'entendre narrer le fait d'être père, sur "Beginning Of A Great Adventure". Bref un grand disque à écouter et à lire surtout, sur une ville qu'il ne cessera jamais d'aimer. Il prècedera la sortie de Songs For Drella, un autre grand disque.