K
- Label : Sony
- Format : Album / CD Vinyle K7 Audio
- Date de sortie : 22/10/1996
Quand K a fait son apparition dans les bacs, nous étions en pleine période brit-pop et Kula Shaker a vite été catalogué comme membre à part entière de ce mouvement. Pourtant, à l'écoute de ce premier album bien réussi (du moins pour une grosse moitié), les liens qui unissent les Londoniens avec Oasis, Blur ou autres dinosaures du mouvement sont tout sauf évidents.
K est un album très travaillé, qui part dès la premières note à la quête d'une identité originale, entre rock zeppelinien, pop 60's et sons orientaux, un genre de mix des genres et des influences qui me sied particulièrement. Avec quelques textes en sanscrit ("Tattva" et "Govinda"), on touche également au mysticisme qui était la caractéristique du rock 70's. Voilà en quelques références l'endroit où se situe Kula Shaker pour son premier album.
Bien sûr, tout n'est pas parfait dans ce bas monde. Kula Shaker n'a pas inventé la poudre, comme le démontrent à chaque note les sons utilisés et les ambiances. Kula Shaker n'a pas non plus réussi à compléter son album de 13 pistes de qualité identique afin d'assurer sa densité musicale. Mais, en revanche, Kula Shaker sera parvenu à créer un album assez atypique pour l'époque, constitué de très bonnes chansons, avec des mélodies ultra-efficaces: le très rock'n'roll "Grateful When You're Dead", le psyché "Govinda", le 'tube' "Tattva", l'identitaire brit-pop "Hey Dude", l'oriental "Sleeping Jiva", etc...
Avec une production assez étonnante pour un premier album (son impeccable, transitions entre les titres avec des ambiances 'naturelles', etc...), Kula Shaker aura réussi à pondre un des albums importants de l'époque, passé du patronyme de 'petite bombe' le jour de sa sortie à 'oublié au placard' depuis. Dommage, car même si ce disque est loin d'être intemporel, il reste très agréable à l'écoute, et très loin d'être une daube cosmique.