Killing Joke
- Label : Zuma
- Format : Album / CD
- Date de sortie : 28/07/2003
Premier album studio depuis Democracy en 1996, et surtout deuxième album éponyme pour la bande de Jaz Coleman. Le message est clair: c'est le grand retour aux sources du groupe qui peut se vanter d'avoir influencé la totalité du rock dur depuis 1981.
Et ils ont mis tous les atouts de leur côté: compositions bien méchantes, production très "dans ta gueule" d'Andy Gill (guitares et batterie en avant, genre Ministry ou NIN), hurlements du Jaz imitant un obsédé sexuel en manque depuis 48 ans trois quart, bref fans des poètes italiens du XVIIèmè s'abstenir: ici on ne rigole pas.
Et pour enfoncer encore plus le clou avec les poings, un invité de marque assure la batterie sur tout le disque: l'immense Dave Grohl, introduit sur "The Death & Resurrection Show" par un Jaz Coleman lançant "Here come the drums" suivi d'une frappe d'une telle puissance que la grosse caisse a dû exploser. Une participation en forme d'hommage à un groupe qui a eu son influence sur Nirvana (comparez "Come As You Are" et "Eighties", vous comprendrez l'origine du procès entre les deux groupes) ou règlement du litige à l'amiable ? Quoi qu'il en soit, Dave est là et assure, comme d'habitude du reste (voir "Seeing Red", et je vais arrêter ces parenthèses qui m'inquiètent un peu pour débuter un nouveau paragraphe plein d'espoir).
Au niveau des chansons, du bon comme "Asteroïd", "Blood On Your Hands" ou "The House That Pain Built" où notre prophète préféré fait des merveilles vocales et deux passages plus faibles: "You'll Never Get To Me" ou la tentative de ballade un peu grotesque de ce groupe que l'on aime surpuissant et "Dark Forces" et son intro digne de la bande-son d'un Mario Bava de 1967 (bons films, musique hyper-datée).
Un bon disque qui rassure quant à l'avenir du groupe.