Betty
- Label : Interscope
- Format : Album / CD
- Date de sortie : 21/06/1994
Certains vous crieront haut et fort que Betty n'est pas un bon Helmet.
Ceux-ci ne se sont pas encore remis de Meantime et de la prod' Albini, franche et directe. Eh les gars, faut passer à autre chose !! Après avoir détaillé le packaging, et avoir eu 10 fois envie de faire l'amour à la supposée Betty, vous savez que c'est Andy Wallace qui est au mix (mais pas à la prod'), les choses commencent bien. La prod' est moins écrasante que sur Meantime, le son, bien plus plat. La touche Wallace ? Non. Auriez-vous oublié les deux premiers albums de RATM ? D'ailleurs, la caisse claire piccolo casse un peu la rondeur du son et rajoute une touche d'agressivité.
L'album s'ouvre sur une superbe "Wilma's Rainbow". Le chant en impose. Un vrai chant. Helmet ne nous y avait pas habitués. "Tic" et ses hurlements de loups est hypnotisante. "Rollo" est une véritable tuerie, Stanier est un véritable tueur. Entre elle et "Street cab" on secoue la tête avec entrain, l'album atteint son paroxysme. Les tempos redescendent sur "Clean" ou "Spechless", et la prod' pose ses limites, les chansons paraissent un peu molles. L'album est à écouter de preférence au casque ou à fond les ballons. Alors "Spechless" se révélera être le bijou qu'elle est en réalité. "Beautiful love" est un interlude schizophrène, qui mettra une claque aux guitaristes qui croyaient le guitariste d'Helmet rapidement dépassé. "The Silver Hawaiian" est groovy à souhait, amusante. "Sam Hell", brûlot country-blues rocailleux qui sent bon le foin, met un bon point final à cet album.
le mix de Wallace souffre d'un mépris de vocaux et d'être globalement trop sage, mais Helmet signe encore un album impressionnant, massif, méchant, parfois superbe, souvent bon.