Blow
- Label : Dragoon
- Format : Album / CD
- Date de sortie : 07/09/2004
Encore un groupe belge ? La productivité au kilomètre carré dans ce plat pays en devient impressionnante. Mais ces belges-là ne ressemblent pas vraiment à ce que l'on peut imaginer.
Les cheveux peut-être ? Non, ce ne sont que des perruques. C'est ailleurs qu'il faut chercher.
Le style ? En effet, là encore, on peut être impressioné par la diversité musicale de cet album. Mais non, classifiez-les en prog-rock ou en pop-rock belge, ça ira très bien.
Il y a autre chose...
Allez, je vous le dis, leur particularité et leur force se matérialisent dans leur facilité à passer de la plus belle mélodie à la plus grosse explosion d'énergie cathartique en une fraction de seconde. C'est une vraie déferlante de sons soutenus par guitares et claviers.
Dans certains morceaux ils tentent la mélodie énergique à la Strokes avec un "Do You Read Me ?". C'est réussi certes, mais ce n'est pas ce qu'ils font de mieux. Ce titre se veut être LE tube de l'album. L'efficacité est là, il accroche dès le début mais il peut aussi lasser assez rapidement. Par contre, c'est vendeur, on n'en doutera pas.
L'art et le tranchant des Ghinzu, je le vois plus dans un titre comme "Blow". Ce morceau ouvre l'album et c'est 9 minutes de montagnes russes et d'émotions. Ca monte doucement et c'est la déferlante. On en redemande. Mais il faudra attendre les prochains wagons comme "The Dragster Wave" ou "High Voltage Queen" pour retrouver ces frissons. Sur ces deux passages le débit des paroles s'intensifie tellement sur la fin que l'on frôle le flot rap. Ils en ont largement la maîtrise et on ne peut qu'apprécier.
Il y a aussi des belles plages instrumentales. Je ne retiendrai personnellement que "21st Century Crooners", surement pour mon goût finalement avoué des montagnes russes.
Après je préfère vous laisser découvrir cet album. Il y a bien d'autres titres intéressants. Mais il y a aussi du moins bon. La déflagration sonore peut fatiguer et comme après le grand-huit, on finit parfois par avoir mal au coeur. Leur balade "Sweet Love" est gentillette, ça part d'une bonne intention mais ça ne suffit pas (on dirait du mauvais Queen).
En résumé, un bon disque mais on attend la suite pour voir de quel côté on va basculer. Ces 5 warriors ont d'ailleurs l'habitude de faire leur entrée sur scène sur une musique de Star Wars: la marche impériale. Celle qui fait peur quoi. Ils seront donc malheureusement tentés par le côté obscur. Tenez bon les gars !