Death By Sexy
- Label : Downtown
- Format : Album / CD Vinyle
- Date de sortie : 11/04/2006
Depuis la parution du premier album en 2004, il a toujours été difficile de voir Eagles Of Death Metal, un des side-projects de Josh Homme, autrement qu'une parodie volontaire de Queens Of The Stone Age. Cela se confirme pour ce Death By Sexy, puisque Homme donc, mais aussi Van Leeuwen, Johannes, Castillo (autrement dit tout QOTSA) sont de la partie. C'est encore plus dur quand on sait que la grande majorité du gratin de Lullabies To Paralyse a répondu présent : Jack Black, Brody Dalle, Mark Lanegan, Dave Catching... et davantage lorsqu'on se rappelle que le frontman Hughes y était le fameux flûtiste à la stache improbable. Il va sans dire que la production comme l'objet finit donne des airs de déjà-vu...
Un nom de groupe ironique, une pochette qui pique les yeux, un ramasse-miette toujours aussi énigmatique, un premier titre ("I Want You So Hard") clin d'oeil au premier du précédent Peace Love Death Metal ("I Only Want You")... sont autant de prétextes à Homme pour faire du live derrière les fûts (en binôme avec l'ex-Hole Samantha Malhoney), et à tous les autres pour à nouveau jammer tout au long de cette usine à riffs basiques pour un rock'n'roll des plus commun : "I Gotta Feeling" n'est-il pas un plagiat de QOSTA parmi d'autres ("Eagles Goth") ? "Chase The Devil" du sous-Blues Explosion ? "Bag O'Miracles" un exercice de style sixties évident ? C'est finalement une nouvelle fois un flagrant délit de blagounette auquel nous assistons, ici si bien enrobé par la bande de Homme qu'on y verrait volontiers leur compil' d'outtakes. Les puristes de QOTSA comme les amateurs de rock tendance et bien basique vont kiffer la vibe, ceux qui veulent gratter un peu plus profond trouveront à redire : Pas de quoi dégueuler, pas de quoi encenser non plus, et on finit toujours par pardonner à la bonne humeur et l'humour.
Comme une blague bien pourrie qu'on ne se lasse pas de raconter, au bout d'un moment ça va forcément saouler les autres mais c'est justement le but, et c'est ça qui fait marrer.