What Burns Never Returns
- Label : Touch And Go
- Format : Album / CD Vinyle
- Date de sortie : 09/06/1998
Bon, la couverture verte, un faisceau improbable... Oui vous ne rêvez pas, c'est une soucoupe volante, dans laquelle partousent joyeusement quatre fous furieux.
Point d'histoire: For Respect vous casse les genoux, à grands coups de riffs teigneux et sanglants dans la droite ligne de Big Black, tandis que la Cosmic Nitro Batterie vous martèle le crâne. Don II renfonce le clou, on sort les calculettes parce que là ces tarés s'amusent à syncoper a volo sur du 19/16 (on est math-rock ou non !). On aime ou non, mais Don II est magistral (un poil indigeste peut-être ?).
Puis arrive le dernier bébé. Là c'est la torgnole: Tagada tagada, les quatres destriers rappliquent dans un galop d'enfer, malaxent, explosent, décapitent, puis reforment, renvoient tout bouler, reprennent leur idée quinze mesures plus tard, l'envoient très haut et la shootent comme un pigeon d'argile ! Ian Williams et Mike Banfield nous font un concours de saut d'obstacle sans faute, leurs riffs tombent sur la charpente rythmique (aussi volumineuse que le batteur, et c'est pas rien, quand on voit la carcasse de l'intéréssé !), légers comme des plumes, acides comme une averse en Allemagne de l'Est.
La batterie de Damon Che est bonne à traumatiser deux-trois bonnes générations de batteurs en sept ou huit mesures: elle laboure à un train d'enfer, puis quitte le sol, virevolte, accélère, ralentit... (et vous bastonne le ciboulot au passage: saturation, trop d'informations simultanées, mise en stand by automatique !).
Pat Morris balance des lignes de basses sorties d'ailleurs (de la soucoupe suscitée)... Et le résultat laisse hagard, incrédule: on navigue entre furie free jazz, rock très intellectualisé, punk désinvolte, expérimentations débiles, mais avec classe !
21/20 ... Compris ???