The Private Press
- Label : Mo' Wax
- Format : Album / CD Vinyle
- Date de sortie : 04/06/2002
On aurait pas aimé être à la place de Josh Davis (DJ Shadow), à l'aube d'attaquer ce deuxième album. Il faut dire que c'est de sa faute. Il a inventé le trip-hop en 93 avec le maxi In-Flux sur Mo'wax, fait partie de l'excellent collectif Quannum, d'un ambitieux (prétentieux ?) album d'UNKLE en 98, et, accessoirement il a commis l'album des années 90; son premier album Endtroducing.
Ca c'est de la pression ou je ne m'y connais pas. Il y a des équipes de foot qui ont foiré leur saison pour moins que ça.
Arrêtez de me lancer des objets contondants au visage, excusez-moi pour la métaphore footballistique, je n'y connais rien, c'était pour trouver une comparaison intéressante. C'est foiré.
Foiré, ce deuxième album de DJ Shadow ne l'est pas (vous avez remarqué ma transition impeccable ?)
Plus pop que le premier, moins black dans ses samples, il est en tous cas moins sombre que le premier, plus lumineux.
On dit que pour cet album, Davis voulait rendre hommage aux fanzines, albums autoproduits qu'il affectionne.
Je ne vois pas bien le rapport, en fait, entre le fanzine photocopié de mon petit neveu dédié à Korn, ou la démo qu'essayent d'enregistrer mes petits voisins fans de Muse, et la musique ultra-sophistiquée de Shadow, mais bon, il doit savoir ce qu'il dit...
Alors quoi, il est bien ou pas cet album ?
Oui.
Comme pour le premier, l'enchainement des samples est implacable, les sons incroyables, les morceaux inventifs, originaux et excitants, les ambiances variées, il y a une évolution par rapport au premier vers le plus accessible, sans pour autant tomber dans la facilité, il y de vrais chansons, des rythmiques complexes, de la tenue, du corps, il est long en bouche, pas de goût de vieux bouchon pourri, il se gardera plusieurs decennies en se bonifiant à coup sûr.
Mais...
Non, non y'a pas de mais. j'ai beau chercher, je ne vois pas de défauts.
Éh les ami(e)s, c'est normal ! C'est Dj Shadow !