Western Sous La Neige
- Label : Trema
- Format : Album / CD Vinyle K7 Audio
- Date de sortie : 05/03/2002
Ton donné d'entrée de jeu : ici Dionysos, domaine de fainéants doués. Ce sera donc pour rire, faussement mal ficelé, empli de références détournées, chanté avec des accents bizarres, et caetera... "my tears would be snow as warm as your milk in your arms" fait ze crooner lo-fi et ses potes guitares & piano. Ensuite, on fera des HAHAA et on sifflera, puis du nonchalant pour violon oiseau, même le contraire. Le coiffeur mister Albini comme d'hab décide que point trop n'en faut, d'ailleurs les instruments "se sont mis à voler un peu de travers", boum ça décolle ! Tiens, pourquoi pas un beat techno ? OK mais avec un clavier qui réchauffe car "j'ai froid je pleure de la neige", quoique je sache plus trop : maybe "I'm Phileas Smog", dans ce cas ça va jouer à s'énerver, ça va rallumer les amplis, réveiller le batteur, inviter l'harmonica et imiter Ennio Morricone... Puis fade out, convoquons Chris Isaak, histoire d'être "déguisé en pas moi" pour 2 minutes presque vinyles. On remet le couvert, va y avoir du sport : "my name is John McEnroe, do you know my poetry ?" Celle qu'est mi-naïve mi-cruelle, à l'image de cette ziq de bûcherons pas tâcherons, qui fait KRRR mais désaltère idem-itou tel un bon verre : "tout le monde aura un joli sourire conquis posé sur les lèvres", et v'là la suivante qui joue au cheval de fer trip-hop pour cow-boy de sal(o)ons. Plus loin, boogie garanti pure imitation Crazy Horse, "Surfin' Frog". Et hop, contrebasse et maracas, bien entendu avec "stickers of the Pixies everywhere". Puisqu'on en parle, faisons joujou avec eux aussi, car là est "the secret of several old songs". Rigolons avec un scratch ou une slide, zim bam boum, bruits de train et "Petit Colorado". Puis "mini Goldorak érotique" qui boing-boing : chants féminin et masculin, boîte à musique demi-lune. Yeah ! Interlude, pour tester seules les guitares, pour dire seul "I love you". Après, sifflets et criquets, sample d'instrument à vent, ligne de basse poisseuse, un morceau fleuve pour brisures et surcouches : "si je reviens vivant, j'irais régler quelques comptes à l'ancienne et je me casserais encore plus loin"... Enfin arrive le tube ciselé, la merveille pop, efficacité et légèreté, son gimmick qui rappelle Cannonball des Breeders, instantané qui touche tous les publics, électricité statique : "Song for Jedi". C'est bientôt fini, on va mettre des ch?urs rigolos et varier les ambiances : m'en fous car "même si je me vraque dans les étoiles", bin j'y serais ! Caché. Comme le dernier, tout doux avec des castagnettes et un pote qui vient chanter, le tennisman pour de faux qui revient et des sons bizarres : allez zou, ze fin... En résumé, Western Sous La Neige c'est comme déguster une fondue savoyarde arrosée de vin californien : le plus difficile est de faire bon, simple et digeste ; ici pari réussi. Bon appétit !