Pocket Revolution
- Label : V2
- Format : Album / CD
- Date de sortie : 12/09/2005
C'est très simple ... dEUS semble ici, dès les premières notes de "Bad Timing" titre d'intro, s'adresser aux mecs de Ghinzu comme pour leur dire : <<Ok, votre album était bon, mais nous sommes votre influence et avons fait tout ça bien avant vous!>> ...
Et je peux vous dire qu'ils vont frissonner, les 'John Stargasm boys', en entendant ne serait-ce que ce titre ! Une montée en puissance phénoménale, qui part tout en douceur avec la voix si caractéristique de Tom Barman, et une guitare lancinante (à moins que ça ne soit leur fabuleux violon, allez savoir, on est toujours surpris avec de tels génies !!) pour accélerer de façon progressive, jusqu'à l'explosion des guitares et ces magnifiques voix de fond accompagnant le chant de Tom de superbe manière. En un titre, DEUS met l'auditeur, la Belgique, la France et la concurrence à genoux !
Ca se poursuit avec "7 Days, 7 Weeks", merveille de pop song et là, on se rend compte d'une chose : dEUS a simplifié sa musique, moins expérimentale, plus abordable ... et, si bizarre que cela puisse paraitre, on les reconnait dès les premieres mesures, et on les trouve ... meilleurs encore !!
Arrive alors "Start Stop Nature" où la voix de Tom fait à nouveau mouche d'entrée de jeu, s'appuyant sur des guitares d'abord lascives puis explosant sur le refrain, pour nous offrir un titre aussi indispensable que les deux premiers (écoutez bien la basse à environ 1mn30 de la fin du titre ... !). On se dit alors que l'on tient là un grand album ; et on est ensuite littéralement flingué par ce "If You Don't Get What You Want", superbe titre rock énergique, boosté par des guitares encore une fois venues d'ailleurs.
Puis "What We Talk About" nous enivre de son ambiance jazzy-pop, suivi par un "Include Me Out" calme, rêveur, à la dEUS ; arrive alors un "Pocket Revolution" du même tonneau et un "Night Shopping" dont l'intro de basse annonce la couleur de ce titre : groovy, entrainant, le mariage de la voix de Tom avec l'instrumentation tournant une fois de plus à l'idylle.
Les quatre derniers titres sont aussi excellents, le tout dernier "Nothing Really Ends", nous emplissant d'une sérénité et d'un bonheur non-dissimulé, le bonheur de retrouver un groupe plus fort que jamais, même après de légers changements de line-up et notamment l'intégration d'un ex-Soulwax à la batterie.
Tout simplement indispensable, l'un des albums de l'année, une énorme claque musicale.
19, haut la main !