Within The Realm Of A Dying Sun
- Label : 4AD
- Format : Album / CD Vinyle K7 Audio
- Date de sortie : 27/07/1987
Troisième effort des Australiens de Dead Cand Dance, Within The Realm Of A Dying Sun démontre définitivement la qualité de ce groupe jugé gothique et très sombre. De cet album, il se dégage une atmosphère étrange et incomparable. Tout ce qui fait le charme et l'attrait du groupe est donc ici présent: chants exceptionnels bercés par des nappes de clavier ayant pour effet, au final, de placer l'auditeur au centre d'un univers totalement à part et parfois déstabilisant.
Débutant par "Anywhere Out Of The World" chanté excellement par Brendan Perry, Dead Can Dance jette donc immédiatement les bases de ce que sera Within The Realm Of A Dying Sun. Comme sur leurs albums précédents, chaque composition baigne dans un climat particulier apparaissant tour à tour romantique, inquiètant, mélancolique ou apaisant.
Faisant appel à de nombreux instrument acoustiques (violons, altos, viloncelles, trompettes, trombones, tubas ou hautbois), la guitare se trouve totalement supprimée. De plus, en accomplissant un superbe travail d'orchestration, Brendan Perry et Lisa Gerrard atteignent des sommets de tension mêlée à une beauté éclatante, tel ce "Xavier" ouvert par le chant divin de l'Australienne avant d'être suivi par l'entrée en scène du thème et du chant plus pragmatique de Perry.
Encore une fois, Dead Can Dance nous entraîne dans ces contrées que seul ce groupe connaît, et encore une fois, pour qui se laisse prendre au jeu, il est difficile d'en ressortir (indemne).
Grave et captivant, Within The Realm Of A Dying Sun ne contient que huit morceaux, mais quels morceaux ! Alliant force, splendeur et émotion, Dead Can Dance parvient à réaliser un véritable tour de force. "Summoning Of The Muse" par exemple en impose par son calme affiché ainsi que cette assurance et cette puissance contrôlées tout au long du morceau. Si les premières minutes de "Cantara" présentent un morceau presque fragile ou fébrile, il n'en est rien lorsque le titre se lance réellement et que la rythmique s'engage nerveusement et présente les capacités vocales de Lisa Gerrard sur un fond de tension grandissante et imposante.
Il pouvait sembler difficile d'accoucher d'un album capable de relever la comparaison avec "Spleen And Ideal", mais Dead Can Dance l'a fait, et il s'appelle Within The Realm Of A Dying Sun.