The Serpent's Egg
- Label : 4AD
- Format : Album / CD Vinyle K7 Audio
- Date de sortie : 24/10/1988
Il est des disques qui produisent un effet dès la première écoute, et ce, également pour toutes les écoutes qui suivront. Des disques qui s'infiltrent en vous, vous possèdent, vous marquent et vous touchent au plus profond de vous même. Pourquoi tel album plutôt qu'un autre, on n'en sait strictement rien en fait. On sait juste qu'on l'a... "en nous". Point barre. Qu'on l'aime et qu'il s'agit d'une des meilleures choses qui nous soient arrivées. Qu'on a également envie de le garder pour soi, ne pas le partager, égoïstes que nous sommes. L'écoute de ces albums va bien au-delà du plaisir auditif. Il s'agit plus d'une satisfaction personnelle, d'un besoin latent qu'ils nous faut satisfaire ou même d'un accomplissement personnel.
The Serpent's Egg est de ces albums. Oui. C'est indéniable. Il m'a littéralement emporté dans son sillage. Pourquoi ? J'en sais rien. Comment ? Encore moins. Simplement, ici, il se passe quelque chose. Non. Il se passe tellement de choses.
Dead Can Dance avait cette capacité à transcender. A se transender et à transcender l'auditeur. Avec beaucoup de majesté et de dignité. Avec The Serpent's Egg, ils atteignent les cîmes les plus élevées, celles que beaucoup n'arrivent pas même à entrevoir. Ils nous dévoilent tout. Nous procurent des sensations jusqu'ici insoupçonnées et délicieuses.
Voilà. The Serpent's Egg. Dead Can Dance. Un disque enregistré magistralement, qui ne laisse pas indifférent. Brendan Perry et Lisa Gerard se présentent comme des compositeurs hors-normes. Et il y a ces voix intemporelles qui vous saisissent et ne vous lachent plus. The Serpent's Egg est un piège qui se referme sur nous. Pour ne plus nous lacher, et dont on ne peut et ne veut plus se défaire. Il impressionne par sa grâce et sa dureté sous-jacente. Et nous emporte. Là-bas... Dans l'univers de Dead Can Dance. Un univers à part. A eux. A nous. A moi.
Plaisir. Délectation. Besoin. Sublimation. Essentialisme.