Reality
- Label : Iso
- Format : Album / CD
- Date de sortie : 16/09/2003
A peine plus d'un an près la sortie de l'excellent Heathen, le Thin White Duke est de retour avec un nouvel album au visuel absolument abominable. Des chutes du précédent ? Surprise: non. Bowie nous sort un album qui n'est pas du réchauffé, il a retrouvé l'envie de composer rapidement, aidé sûrement en cela par le fait qu'il est sur son propore label (plus besoin d'attendre 5 ans entre deux disques afin d'en vendre un max). En plus, l'album est produit par Tony Visconti, le complice des années glam. Alors, que demande le peuple ?
Bah, peut-être un peu plus d'originalité. C'est un album honnête, avec de bonnes chansons ("Never Get Old" connue par tous les marathoniens qui carburent à l'eau plate, "New Killer Star") mais aucune surprise. Deux reprises assez efficaces de Jonathan Richman et du quart de Beatles Georges Harrison, quelques moments sympas mais qui ne resteront pas dans les annales du Ziggy (annales avec deux N svp) comme "She'll Drive The Big Car" ou "Days", deux chansons moins bien ("The Loneliest Guy", "Looking For Water"). Bref, tout ça pour dire qu'on a un peu le sentiment que David fait du Bowie. Il a trouvé la formule pop light susceptible de passer à la radio et de plaire à ceux qui ne le connaissent pas et en abuse un peu. On est loin de Heathen et de son formidable morceau d'ouverture "Sunday" ! Ah, là on parle de prise de risque ! Quelle radio aurait passé ce single ?
Néanmoins, un morceau sauve l'album: "Bring Me The Disco King", ou comment finir un disque en beauté.
Certes, peut-être qu'on en attends un peu trop du gars. On se dit qu'un type qui a réussi à sortir cinq chefs-d'oeuvre en quatre ans à la fin des années 70 doit être capable de rééditer l'exploit. Ou du moins qu'il mérite le respect. Alors disons-nous que le prochain album sera mieux et allons voir l'animal en concert pour définitivement se convaincre qu'il a quand même écrit une sacré poignée de bonnes chansons.