A Reality Tour 2003
- Label : Columbia
- Format : Live / DVD
- Date de sortie : 18/10/2004
Bowie, A Reality Tour : cela fait un moment que je me dis que je devrais en parler de ce joli dividi.
Au début on a un peu peur a cause de trop de bidouillages vidéos qui font un peu mal aux yeux, à moins d'être de ceux qui raffolent des pluies d'effets en tout genre : distorsions, flous plus ou moins artistiques et autre ralentis, noir&blancs... et puis cet objet se laisse regarder d'un autre ?il... Le dvd est plus que la retransmission du concert brut de nos jours, faut s'y faire, et c'est avec plus ou moins de réussite que l'exercice se joue, donc ici on s'y habitue facilement au bout de la 342ème vision !
Sur les 2 shows filmés à Dublin en novembre 2003, il nous reste ce témoignage bien sympa.
D'abord parce que c'est un des meilleurs groupes que s'est acheté le presque soixantenaire DB : avec à la grosse caisse un Sterling Cambell d'une puissance et d'une précision étonnante, la jolie et très efficace Gail Ann Dorsey à la basse, le fascinant Garson (celui de Aladin Sane) au clavier... pas tempéré du tout !
Guitares : à ma gauche le flashy Earl Slick qui pour une fois sous la direction de Gerry Leonard, a ma droite, glisse le minimum rock vital, ce dernier étant chargé de retrouver le son et les styles des X gratteux qui ont fait les disques du 'monsieur devant' au fil du temps (à écouter au casque le travail des 2 six cordes, le son est nickel).
Ce temps qui semble ne pas avoir de prise sur l'androïde Bowie, ni sur l'épaisseur de ses hanches, ni sur sa gueule et encore moins sur sa voix, et c'est surtout cette dernière qui au bout du compte va nous laisser sur le cul, un Bowie au sommet de son art.
Quant à Bowie sur scène en 2003, sans être la bête de scène qu'est un Jagger unique, il nous montre ici qu'il n'a jamais été aussi à l'aise, plus besoin des maquillages du Ziggy empêtré dans ses masques pour nous montrer que c'est pour lui une véritable éclate d'être là, alive & well. Sa complicité avec la bassiste de choc est assez réjouissante, c'est vrai qu'elle travaille avec le chef depuis un moment déjà, c'est vrai que son implication dans le show participe du look mais sans oublier ses qualités de vocalistes.
Une belle machine que cet orchestre, une machine bien huilée par la tournée, techniquement parfaitement au point, à point dirais-je sur tous les titres des ballades au rock carton.
La set liste n'a rien d'extraordinaire dans le sens ou elle revisite le répertoire sans complexe couvrant 30 années de chansonnettes de rêve, de mélodies devenues des standards pour un peu plus de 2 heures de show où (c'est devenu habituel maintenant) dans un écrin géant l'écran géant et les lights cartonnent. Notons que même des titres comme "Fame" ou "Be My Wife" arrivent à passer la rampe, "Under Pressure" nous donne à voir une belle performance de Dorsay, "Bring Me The Disco King" avec le pianiste fou est un bijou, "Hallo Spaceboy" ou "I'm Afraid Of Americans" sont dantesques.
Pas de multi-angles dommage, pas de bonus mais, si vous le voyez un de ces jours étiqueté à 9.99 euros, ne le laissez pas passer.