Paper Monsters
- Label : Mute
- Format : Album / CD
- Date de sortie : 03/06/2003
Apres 20 ans de Depeche Mode, Dave Gahan tente enfin une expérience solo ! Voilà qui ressemble à un ultimatum adressé à Martin Gore: en effet, lors de ses interviews, Dave menacait de quitter le groupe si son travail n'était pas pris en compte dans les futurs albums du groupe. Les rumeurs disent qu'ils ont trouvé un terrain d'entente. Ouf...
Autant le dire tout de suite, cet album rappelle beaucoup le style Martin Gore. Mais est-ce une mauvaise chose ? Qui pourrait ne pas être influencé par l'un des meilleurs songwritters du monde après 20 ans de travail commun ? Si tout le monde parle du premier album solo de Dave Gahan, il faut savoir que celui-ci ne s'est occupé que des textes et des melodies. C'est son ami Knox Chandler (Siouxsie And The Banshees) qui joue le plus souvent de la guitare et de la basse, même si Dave tate parfois de l'harmonica.
Le CD s'ouvre sur l'excellente "Dirty Sticky Floors". A travers cette chanson agressive, Dave fait le bilan sur ses années de profonde débauche, thème qui sera repris sur "Bottle Living", toute aussi bruitiste.
La moitié de l'album est composé de chansons calmes, d'excellente facture, montrant les qualités mélodiques de leur auteur. La meilleure reste "A Little Piece" avec ses violoncelles.
Avec "Hidden Houses", "Goodbye" et surtout "I Need You", notre homme s'essaye à l'électro. Ces ambiances éthérées et épurées montrent que Dave ne se limite pas au rock, et que ses compositions sont assez travaillées pour ne pas necessiter des surenchères d'effets et d'instruments.
Voila donc un album de qualité qui, cependant, pêche par sa durée un peu juste. En plus, d'autres chansons sont prévues pour les singles. Autre faute de goût, une édition spéciale sortie quelques mois plus tard... Mais bon, c'est pas forcément de sa faute...
Bref, un premier essai réussi, avec la voix parfaite qu'on connaît déjà, pas forcément originale, mais qui prouve que Dave peut vraiment apporter une nouvelle brique à l'édifice Depeche Mode. Ce serait vraiment dommage que Martin Gore continue à brider sa créativité.