A Weekend In The City
- Label : Wichita
- Format : Album / CD
- Date de sortie : 06/02/2007
Voilà, deux ans après la sortie de leur premier album les quatre londoniens de Bloc Party reviennent avec un nouvel opus: A Weekend In The City. Cet album se compose de 11 titres (13 pour la version japonaise qui contient 2 bonus tracks: We were lovers et England). Bon à savoir aussi il se décline en deux versions: l'édition spéciale contenant en plus de la simple un DVD (making of de l'album et les clips de "The Prayer" et "I Still Remember")
Petit avertissement, ceux qui s'attendent à un album semblable à Silent Alarm vont être déçus. En effet, ce nouvel opus est construit comme une fresque parfaitement homogène (contrairement à Silent Alarm qui l'était moins) et beaucoup plus complexe. Les morceaux sont plus subtils et l'écoute est moins immédiate. Mais au fur et à mesure qu'on réécoute l'album la magie opère et l'on se sent porté par la musique, les titres s'enchaînent parfaitement.
Examinons l'album titre par titre.
"Song For The Clay" est une ouverture grandiose, ça commence calmement et ça finit dans la rage pure. Ensuite "Hunting For Witches" arrive avec ses sonorités urbaines, l'apparition de la technique du scratch, bref un titre puissant. Puis "Waiting For The 7:18" calme le jeu suivi de "The Prayer" le single imparable. Nous arrivons au coeur de l'album avec "Uniform" qui a une structure similaire à "Song For The Clay" et qui s'impose (selon moi) comme le meilleur titre de cet album. Viennent "On", puis l'envoûtante "Where Is Home?" concentré de violence et de fragilité à la fois. "Kreuzberg" lui fait suite, le titre qui selon moi pêche un peu dans cet album, il brise le rythme de l'oeuvre. "I Still Remember" nous rappelle Silent Alarm avec ses sonorités dansantes. "Sunday" et "Srxt" ferment l'album de façon magistrale mais déjà vue.
Conclusion: cet album confirme le talent du groupe qui a su sortir de cette scène britannique (Maximo Park, Kaiser Chief, The Rakes...) à laquelle ils étaient assimilés pour se forger une identité singulière.
Beaucoup de personnes ne misaient pas grand chose sur eux et pourtant ils sont en passe de devenir une référence.
J'adore et quand on adore on ne compte pas: le meilleur album de ce début de siècle.