The Empire Strikes First
- Label : Epitaph
- Format : Album / CD Vinyle
- Date de sortie : 08/06/2004
En 2004, Bad Religion certifiait son retour en forme avec la sortie de son dernier album en date à ce jour, The Empire Strikes First. Le piteux The New America semble définitivement oublié, un oubli promis avec The Process Of Belief. Ne restait plus qu'à confirmer.
C'est désormais chose faite avec ce 18ème album d'une longue carrière. Les retrouvailles ayant été célébrées sur l'album précédent, Bad Religion s'est remis au travail et nous propose ici de l'excellent punk-rock. D'un point de vue technique tout d'abord, tout est merveilleusement exécuté : les guitares sont agiles et tranchantes, la batterie virevolte, rugit, et Greg Graffin nous prouve qu'il est toujours un excellent chanteur (quoique ceci était acquis depuis longtemps ).
Mais précisément, que nous offre The Empire Strikes First ? Eh bien c'est un album qui se hisse aisément parmis les plus hautes marches de la discographie du groupe. Bad Religion a gardé la motivation de ses débuts, et cela se ressent dès le départ, avec deux titres en dessous des deux minutes, les splendides "Sinister Rogue" et "Social Suicide". La suite est un enchaînement de chansons énergiques, rapides, et mélodiques : "All There Is", "Los Angeles Is Burning", "The Empire Strikes First"...
La patte Bad Religion est évidemment reconnaissable entre mille, notamment par ces ch?urs mélodiques contrastant un déchaînement rythmique des plus endiablés.
Mais Bad Religion a acquis en maturité, c'est indéniable, et normal après une telle carrière me direz vous, et se permet donc désormais quelques extravagances sous d'autres cieux, tel que ce singulier passage rap sur "Let Them Eat War" ou encore ce ralentissement de rythme sur "Another Abyss". Surprenants mais cependant convaincants.
Les textes sont aussi engagés qu'au début de l'aventure Bad Religion, et si les cibles ont changé (gouvernement Reagan au cours des années 80, Bush Junior actuellement) la dynamique est toujours identique, le groupe puisant sa motivation dans les agissements d'un gouvernement irresponsable et incompétent. Greg Graffin se permet également quelques clins d'?il à la discographie du groupe : 'how could hell be any worse ?' chante t'il ainsi sur "Los Angeles Is Burning".
The Empire Strikes First est donc un des meilleurs albums de Bad Religion, tout simplement. Il confirme le renouveau d'un groupe qui fait aujourd'hui figure de "papy" au sein de la scène punk rock américaine. Mais avec cet album, Bad Religion retrouve l'envie et l'énergie qui lui a permis d'écrire les plus belles pages de son histoire. De bonnes augure pour l'avenir.