26 Mixes For Cash
- Label : Warp
- Format : Compilation / CD
- Date de sortie : 25/03/2003
26 Mixes For Cash, au titre explicite et provocateur qui correspond bien à l'esprit titilleur de cet artiste hors du commun, est donc une compilation regroupant les divers remixes effectués par le bonhomme tout au long de sa riche et inventive carrière.
Certes, ici, de nombreux groupes ont, à quelques exceptions près, sombré dans l'oubli le plus total, mais la personnalité d'Aphex Twin est tellement présente le long de ces 26 morceaux qu'ils pourraient très bien être tirés d'un de ses albums.
En bref, c'est surtout Aphex Twin qu'on entend ici, les compositions originales (ou ce qu'on peut en imaginer) étant souvent tellement "défigurées" qu'on ne les reconnait plus.
C'est principalement la veine ambient d'Aphex qui transparait ici, à l'image du morceau d'ouverture "Time To Find Me" de Seefeel, voyage sous marin de 7 minutes qui laisse présager un album de grande tenue.
Et c'est effectivement le cas, on se laisse porter sans résistance dans ces univers envoûtants à la magie diffuse mais bien présente.
Et quand Aphex décide de s'en prendre à des monuments de la culture pop, c'est en mixant version instrumentale de Philip Glass et chant de David Bowie sur un "Heroes" torturé et épique.
Quand arrive le tour de NIN, Aphex transforme "The Beauty Of Being Numb" en ballade jazzy à l'ambiance étouffante et malsaine.
Le premier CD se clôt sur un "Let My Fish Loose " de Nobukazu Takemura onirique de toute beauté.
Le deuxième CD s'ouvre lui sur un remix de rap allemand rappelant les expériences déstructurées de Funkstörung.
On y découvre également un remix de son propre morceaux "Windowlicker" façon Old School, boite à rythme vintage de rigueur, rappelant Aphex à ses tout debuts.
Il faudrait parler de tous les morceaux présents pour tenter d'en tirer le dixième de la richesse qu'ils contiennent et vous convaincre du génie d'Aphex Twin, mais seule son écoute saura faire changer d'avis les plus récalcitrants (s'ils existent...).
Un bon moyen d'avoir un condensé de son oeuvre en 2h30 et des poussières et un album, une nouvelle fois, indispensable.