Futurist
- Label : Digital Hardcore
- Format : Album / CD
- Date de sortie : 29/03/2005
Voilà ce que dirait le commun des mortels de ce disque :
- Alec Empire a déjà publié un double album (brrrr...) intitulé Intelligence & Sacrifice, et a remis cela cette année avec Futurist ! Il va encore nous casser les oreilles !
- Ce disque est plus rock que ceux d'Atari Teenage Riot, mais on y relève toujours énormément de machines.
- Cet album ne renie pas l'attirance de ce monstre de hurleur (car il hurle plus qu'il ne chante) pour le courant musical appellé industriel ("Night Of Violence" débute comme un morceau de cet autre groupe, comment déjà ... ah oui, Nine Inch Nails).
- On n'entend que guitares aux limites de la saturation, paroles beuglées et boîtes à rythmes qui font un mal aux oreilles à refiler une otite.
- Cet olibrius a tout fait lui-même, paraît-il : comme quoi personne n'a voulu se mêler de cette chose inaudible !
- Et ces paroles terribles, qui ne sont qu'appels à la révolte voire à la révolution ...
- Quant aux titres, ils parlent d'eux-mêmes : "Kiss Of Death", "Overdose", "Point Of No Return", "Make 'Em Bleed"... Quel manque de bon goût !
- Les douze morceaux totalisent seulement 42 mn 22 secondes. Il ne se foule pas !
Et c'est paradoxalement pour toutes ces raisons que nous aimons Futurist : pour les hurlements d'Alec, qui en disent long sur sa colère; pour ce côté "production artisanale" (même le label est le sien !) ; pour le traitement réservé aux guitares et à la batterie, bien mises en avant ; pour ses paroles engagées ; pour l'urgence de ses morceaux ; pour l'énergie qu'il met à lutter contre ce système qu'il juge perverti et pourri jusqu'à sa substantifique möelle.