Onwards To The Wall
- Label : Dead Oceans
- Format : Maxi / CD Vinyle
- Date de sortie : 07/02/2012
Après une année 2011 sans disque pour notre trio de New York (hormis quelques featurings & participations, notamment sur un album tribute to Bowie, pour lequel ils reprennent "Sufragette City"), ils attaquent 2012 de la meilleure façon qui soit, 5 titres ra(va)geurs, dévastateurs, pour une nouvelle dose de 'total sonic annihilation' propre au groupe.
Après le départ du batteur J. Space l'an passé, A Place To Bury Strangers accueille en son sein Dion Lunadon à la basse (ancien D4). Il en faudrait plus pour modifier le mur du son crée depuis plusieurs années par Ackerman, et ce Onward To The Wall ne déroge pas à la règle.
Cing titres, et on peut le dire, pas de changement par rapport aux précédentes sorties du groupe. Ce même vrillage de tympans, cette batterie martelant sans limite, et ces sons inimaginables sorties des guitares d'Ackerman, dont la voix est toujours en retrait mais bien présente.
Atmosphère de chaos, de désert post-apocalyptique, recette idéale pour fabriquer un tube de toute pièce (si si ! ). Des tubes plutôt, car cet ep en est rempli. Notamment "So Far Away" et sa rythmique cold wave, véritable réussite, presque un tube pop (presque, faudrait pas oublier les avalanches d'effets qui surnage), "Onwards To The Wall" attaquerait presque comme un hymne époque néo-romantique early 80's (Cure & Indochine en tête) avec une originalité (comme quoi j'étais mauvaise langue) une voix féminine fait son apparition, apportant un peu de légèreté, les guitares étant plus menaçantes qu'éprouvantes sur ce titre. Le reste du disque est noise, distordu, tout ce qu'on veut pour définir l'audacieux bordel provoqué par ce trio, qui même sans faire évoluer sa musique, réussit à ne pas lasser, il crée même un manque une fois les titres avalés, une envie d'en avoir plus... Ce qui en soit est une vraie réussite.