Bagnolet [L'echangeur]
26/02/2004
Dés les arpèges de l'intro du sublime "Triumph Of Our Tired Eyes", les frissons traversent l'échine. Quand la voix écorchée de Efrim entre en piste, la larme vient à l'oeil. La voix de Jessica vient se pauser, ("Musicians Are Cowards" entonnent-ils ensemble), la larme coule. Puis tout le groupe part sur une sublime montée (personne ne mélange de manière aussi sublime, violons, violoncelle et guitares, uniquement eux et Godspeed...), et on est happé pour deux heures dans un univers unique, personnel assez dur à décrire par écrit... Ils sont septs sur scène, et chantent tous ensemble, ou à tour de rôle avec une foi, une flamme, une passion démesurée ( "Hang On" final sidérant à capella est le plus beau canon de l'univers) pour ses morceaux fragiles aux textes révolutionnaires et profondément humains. Une pureté, une simplicité et une beauté emmanent de ces sept êtres humains liés par la voix, les cordes, autour des chansons d'Efrim Menuck, nouvelle et seule icone rock dont nous rêvions depuis toujours. "Hang On To Each Other... Anything You Fucking Like"...