Paris [La Boule Noire]
11/04/2003
C'est en quasi néophyte que je me rends à la Boule Noire pour assister au show de The Mars Volta, le groupe de Omar Rodriguez et Cedric Bixler les deux touffus de feu At The Drive In.
J'avais écouté d'une oreille quelques titres qui m'avaient bien plus attirés l'attention que ceux de Sparta, et le souvenir d'At The Drive In sur scène avait fini par motiver mon déplacement.
Après deux premières parties sympathiques mais pas impérissables, le groupe investit la scène.
Et la machine se lance. Les musiciens sont excellents, en particulier le batteur, sorte de croisement entre un Ian Paice (Deep Purple) pour sa vélocité, un Mitch Mitchell (The Jimi Hendrix Experience) pour son toucher très jazz, et un John Bonham (Led Zeppelin) pour sa frappe surpuissante. Celui-ci nous offre même un solo de 5 minutes ; l'album "Made In Japan" et son morceau "The Mule" me revient à l'esprit.
Le clavier n'est pas en reste, grand noir baraqué, plaquant ses accords avec une force surpuissante l'obligeant à maintenir d'une main le piano électrique qu'il malmène. Richard Wright semble être une de ses influences majeures (The Pink Floyd).
Cedric quand à lui arbore un pantalon très seventies, une coupe à la Joey Ramone (il ne faut pas oublier le côté punk) et pousse sa voix à la façon de Robert Plant. Le jeu du bassiste est quasi mimétique de celui de John Paul Jones (Led Zep). Quant à Omar, il semble souvent à côté.
Voilà pour le panorama. Le groupe joue bien, très bien, mais tout cela sent un peu le réchauffé. Des morceaux que j'ai peu écouté, je n'en retrouve que les thèmes principaux, les musiciens après les avoir joué s'étendant dans de longues plages expérimentales. On a l'impression d'assister à un gigantesque jam sur scène, rendu possible par le niveau de chacun Ceux-ci s'amusent mais moi je finis par m'ennuyer devant un tel déballage technique et un manque de repères évident. Mes repères ne sont pas ceux du disque mais ceux des groupes qui ont fait le rock trente ans auparavant !
La performance est louable, le risque étant maximum, et le public semblait plus que satisfait. Pour moi, j'ai plus eu l'impression d'une séance de rattrapage d'un concert 70's.