Paris [Cigale]
26/07/2010
Lassé des dernières livraisons du groupe, j'avais mis de côté depuis quelque temps les Dandy Warhols. Bien sûr, il m'arrive toujours de ressortir Welcome To The Monkey House, Come Down, et bien entendu 13 Tales Of Urban Bohemia quand j'ai envie de me faire une heure de rock qui sent l'alcool et came, et que j'ai la flemme d'aller piocher parmi T Rex, Iggy, Bowie, Stones. Mais nos routes s'étaient séparés au fil des ans. La faute à des albums de moins en moins bons.
Mais là, il s'agit de promouvoir un best of, alors dans un but lucratif ou non, on s'en fout, on sait que les classiques seront là. Et effectivement, ils sont là dès le début, peut-être même un peu trop tôt, en particulier pour "Mohammed". Certes, c'est bien pour se rôder, mais à mesure que d'autres "tubes" arrivent, on a l'impression que le groupe a envie d'expédier rapidement les affaires courantes : on en n'est même pas à la moitié du concert, mais déjà "We Used To Be Friends", "You Were The Last High", "Not If You Were The Last Junky On Earth" et "Bohemian Like You" sont passées. Et si l'ambiance est excellente (à l'inverse du son), notamment sur "Bohemian Like You", il y a de quoi craindre un concert de 1h30 rappel compris, d'autant que "Godless" et "Get Off" arrivent juste après.
Il n'en sera rien. Le groupe a joué ce qu'on attendait de lui au début pour mieux se faire plaisir à la fin, en fonction de l'ambiance et de leur humeur. Et comme les choses sont bien faites, les 2 seront au rendez-vous, nous aurons droit à une bonne prestation. Courtney Taylor et sa bande, de leur propre aveu (ils le confirmeront après) enchantés par cette soirée parisienne sortiront même des tiroirs (ils ne l'avaient pas joué depuis des années) un "It's A Fast Driving Rave-up" poussiéreux à souhait. Ajouté à ça Courtney jouant seul "Every Day Should Be A Holiday", et Zia seule et a capella sur sa fameuse "Daisy Song", les souvenirs d'un soir de mai 2003 au Bataclan reviennent illico, même si la comparaison est bien sûr impossible. Par contre, on ne pourra s'empêcher de regretter cet ordre malheureux dans les chansons.
Sans rappel pour jouer le plus possible, un concert où un groupe est là avant tout pour jouer avant de toucher son cachet, à se demander si Taylor et Newcombe n'ont pas été échangés par rapport à ce qu'ils représentaient dans "Dig".
Des retrouvailles heureuses, en somme.