Paris [Olympia]
26/01/2018
Stereophonics, groupe à tendance métronomique s'il en est, tant ils nous ont habitué à plus ou moins ressortir la même formule de pop-rock efficace sur voix éraillée depuis 20 ans. Ceci étant posé, il faut tout de même reconnaitre que ladite formule fait régulièrement mouche chez moi.
Le concert démarre plutôt bien, avec notamment "Chances Are", l'imparable "C'est La Vie", "I Wanna Get Lost With You", et un excellent "Superman". C'est du pop rock classique, on est en terrain connu, mais on est venu pour ça. En revanche, je me serais bien passé des clips pendant les chansons, dont je ne vois pas bien l'intérêt.
Le deuxième tiers du concert cassera cette fort sympathique routine. Intention noble que de vouloir incorporer un moment où quelques chansons changeront tous les soirs pendant ce début de tournée (à l'heure où ces lignes sont écrites du moins), mais j'aurai tendance à hélas décrocher, la faute à des morceaux moins accrocheurs à mon goût ("100MPH", "Drowning", "Geronimo", "What's All the Fuss About?"). C'est alors que "Sunny", où Kelly Jones débutera au piano pour finir en martyrisant sa guitare, réveillera un Olympia à l'enthousiasme jusque-là modéré.
Le dernier tiers du concert, avec les classiques attendus, fera le travail, le fera bien. A ceci près que dans "travail", il y a ce côté péjoratif de tâche faite plus ou moins à la chaine, et ce sera mon bémol : il m'aura manqué ce petit supplément d'âme, notamment sur un "A Thousand Trees" qui m'a paru vite expédié et un "Local Boy In The Photograph" un peu mou. Peut-être m'étais-je trop conditionné à m'attendre ce type de concert, il n'y a hélas pas eu de bonne surprise.
Bonne version en revanche de "The Bartender And The Thief".
Rappel classique, avec "Mr And Mrs Smith" et bien sûr, la seule, l'unique "Dakota", merveille de pop rock, dont je ne me lasserai probablement jamais.
Concert en demi-teinte donc. Jusque là, je n'avais vu les Stereophonics qu'en festival. J'étais donc content de les voir enfin dans une salle digne de ce nom, et dans l'absolu, je n'ai pas grand chose à reprocher au groupe, si ce n'est cette encore une fois impression que si je dois les revoir, ce sera exactement la même chose. Comme quoi même si on passe une bonne nuit sans lendemain, cela reste qu'une nuit sans lendemain.