Paris [Le Trabendo]
21/02/2005
Etrange concert que celui-là. Il y avait toutes les raisons du monde pour qu'il soit exceptionnel. Rien que le fait de voir les Queens Of The Stone Age dans une salle aussi petite que le Trabendo est aujourd'hui quelque chose d'inespéré. Les places se sont vendues en deux heures et nous avions le sentiment d'être des élus à voir certains messages sur le net, de personnes n'ayant pas eu la chance d'avoir leur billet.
C'est donc avec enthousiasme que nous envisagions la soirée. Et pourtant on ne peut pas vraiment dire que nos attentes ont été comblées. Tout d'abord, Josh Homme avait la crêve, il n'a pas arrêté de tousser de tout le concert et à la fin il n'avait plus de voix... De plus, il n'y a plus Nick Olivieri, et pour la première fois nous nous sommes rendus compte à quel point il va manquer aux QOTSA !
Alors, le concert n'a pas été mauvais, loin de là. Josh Homme est un performer hors pair et Castillo nous a délivré une performance titanesque à la batterie. Troy Van Leeuwen est toujours aussi solide dans son rôle d'homme de main de luxe et Mark Lanegan a, encore une fois, été parfait. Pour ce qui est de Dan Druff les choses sont plus compliquées dans la mesure ou il avait la lourde tâche de nous faire oublier Olivieri. Rien à dire, le mec est bon, mais il n'a pas cette étincelle de folie qui caractérise le jeu de Nick, du coup le concert sera beaucoup trop carré et on aura le sentiment tout le long de voir un super groupe en répétition.
Les nouveaux morceaux ne nous ont pas interpellés plus que ça, la setlist n'était pas à la hauteur de l'événement et il a été étrange et un petit peu dérangeant de s'apercevoir que les meilleurs morceaux ont été pour la plupart ceux du premier album. Bien sûr "Song For The Dead" a été le grand moment de la soirée avec un Lanegan sous speed qui a botté le cul à l'assemblée qui en avait bien besoin.
Concert mitigé donc... on mettra ça sur le compte de la crêve de Josh et sur le fait qu'on ne remplace pas Nick Olivieri comme ça. Il y a eu des bons moments quand même, mais on est en droit d'attendre tellement plus d'un aussi grand groupe que les Queens Of The Stone Age.
Pour finir, et ceci explique peut-être cela, jamais nous n'avions vu autant d'abrutis réunis pour un concert. Les blaireaux étaient arrivés en force... la lourdeur, la bêtise et la beauferie franchouillarde ont été les maîtres mots dans la fosse.
Autant dire que ça a joué dans notre appréciation globale de la soirée.