Belfort [Les Eurockéennes]
03/07/2004
N' ayant guère apprécié un des deux concerts parisiens des farfadets reformés, et m'ayant fait pour la peine, traiter de tous les noms, j'ai fini par me poser une grande question : "Pourquoi ne pas prendre tout simplement du plaisir devant des chansons qu'à la base, tu adores ?"
De plus, une heure avant l'arrivée du gros Francis et de ses troupes, dame PJ donnait un sublime concert devant 30 000 personnes, faisant ainsi tomber la barrière du gigantisme de la scène principale des Eurockéennes.
Et durant les deux surprenants premiers titres (la version calme de "Wave Of Mutilation" et une sublime nouvelle version de "In Heaven" chantée par Kim Deal), on croit au miracle, que les anti-charismatiques Pixies vont offrir ce soir un concert digne de leur nom...
Et puis patatra, le groupe va enchaîner versions molassonnes et nullissimes (Kim Deal, apparemment bourrée, jouant à côté sur la moitié des titres) de leur tubes, faisant passer le concert du Zénith pour le plus grand concert de tous les temps. On leur en voudra beaucoup alors de massaccrer "U-Mass", "Subbacultcha" (le summum en horreur de la soirée), "Monkey Gone To Heaven" (aïe,aïe, aïe...) ou "Velouria" (pour ceux qui ne veulent pas me croire, j'ai filmé ce morceau !!), ou de jouer sans âme "Gouge Away", " Where Is My Mind ?" ou un pitoyable "Into The White" (où Joey Santiago fait des larsens en posant sa guitare sur un pied de guitare)...
Le groupe remonte un peu le niveau avec un rappel fracassant ("Wave Of Mutilation", "Debaser" et "Gigantic"), mais Black Francis enterra définitivement ce groupe dans mon coeur, en posant triomphalement, une canette de bière à la main devant le public pour se faire acclamer avant le rappel, genre "prosternez-vous, c'est moi qui ai écrit tout ça", passant pour un vieux beauf auto-satisfait de son massacre en règle... Pathétique et consternant.