Bruxelles - Belgique [Ancienne Belgique]
13/12/2004
Le marché noir fait flores dans le quartier de la Bourse. La bonne affaire du jour ? La venue de Interpol à l'Ancienne Belgique dont la grande salle affiche complet depuis de nombreuses semaines. De toute évidence, Antics a élargi l'audience du groupe new-yorkais et c'est pas moins de deux mille têtes qui voient Interpol entamer sur le coup de 21h20 leur concert bruxellois.
Depuis leur passage d'avril 2003, Interpol a pris de l'ampleur. Turn On The Bright Lights, qui a tout pour être une tuerie en live, prend enfin une réelle dimension scénique. Le son est plus lourd, plus carré et en impose dès ?'Next Exit'' passé. Mais il faut le souligner, ce son tient plus de l'oeuvre d'un ensemble que de techniciens de haut vol. La ryhtmique s'avère faiblarde et le jeu de Kessler dénué de tout feu sacré. La révélation vient de Paul Banks. Voix incroyablement profonde et sombre, il vampirise à lui seul l'attention de l'Ancienne Belgique et cristalise l'univers Interpol. Symbolique ? La batterie de Fogarino et Daniel Kessler sont excentrés sur la gauche; Carlos D et les claviers de Blasco occupent l'aile droite. Jeu de scène réduit à sa plus simple expression, les titres de Antics succèdent à ceux de Turn On The Bright Lights, véritable fil rouge de ce concert de 75 minutes. Concert, au grand dam des fans, malheureusement amputé de ?'Stella'' en deuxième rappel suite à une défaillance technique.
Un Interpol moyen au service d'un grand Paul Banks.