Paris [Café De La Danse]
05/06/2005
Jamais un concert ne m'a laissé avec une aussi forte impression de ne pas savoir quoi en penser.
Après une première partie sans grande surprise, mais assez sympa (enfin sur 2-3 chansons) assurée par Sleepy Dog (une chanteuse belge en solo avec piano ou guitare), on sent l'impatience monter dans la salle.
Personnellement, je ne connaissais ses morceaux que depuis l'excellente compilation hommage sortie fin 2004, où l'on se rendait compte que si ses instrumentations étaient parfois un peu bancales, ses chansons étaient par contre des merveilles mélodiques. Qu'allait-il donc donner en solo sur scène ?
Daniel Johnston arrive sur scène vêtu d'un vieux jogging et d'un T-Shirt troué et tâché, l'étui à guitare dans une main, la bouteille de coca dans l'autre (il prendra soin de boire un verre entre toutes les chansons! ) et un cahier avec les paroles et accords de ses chansons sous le bras. Puis il entame son set par des chansons avec la dite guitare. Tout son univers est bien là : une guitare désacordée, un jeu des plus simplistes, un chant approximatif ... et pourtant, on ne peut s'empêcher d'être admiratif devant la simplicité et la beauté des chansons de ce type, rongé par la maladie mentale ! On sent d'ailleurs dans le public une certaine tension, la peur qu'une crise arrive sans doute. Du coup, les applaudissements entre les chansons se font plus entendre que d'habitude.
La deuxième partie du concert se déroulera au piano, qui heureusement lui, était accordé. Un très joli moment, conclu par le magnifique "True Love Will Find You In The End".
L'énorme frutstration de ce concert ? La durée : 40 minutes. L'horrible sensation qu'on allait assister à quelque chose de grand, mais qu'on en a eu que l'embryon.
Entre "Exceptionnel" (les chansons) et "Mauvais" (le jeu de guitare, le chant, et surtout la durée), "Correct" donc.