Paris [La Cigale]
15/03/2004
Le concert à la Boule Noire en octobre avait déjà fait parler de lui, et il nous aura fallu attendre 5 mois avant que Damien Rice fasse son retour dans les salles françaises, pour notre plus grand bonheur à tous. C'est cette fois-ci à la Cigale qu'on aura eu la chance de (re)voir notre bonhomme.
Le show est ouvert par Josh Ritter, artiste folk certes sympathique, mais dont les mélodies sur album sont un peu répétitives. Sur scène, il nous offre, en plus de ses mélodies, son grand sourire et sa pointe d'humour... Il a sans doute eu le meilleur accueil qui ait jamais été réservé pour une première partie, en une demi-heure, la salle était dans sa poche.
Puis arrivent Damien et ses musiciens, à savoir un batteur qui n'a pas froid aux yeux, un bassiste, et bien entendu la violoncelliste Vyvienne. On donne tout de suite le ton : non, Liza Hannigan, la chanteuse qui accompagnait Mr Rice, ne sera pas là ce soir. Elle a du rentrer à Dublin après un coup de froid. Grosse déception, beaucoup de gens dans la salle étaient venus pour la voir, et que deviendra Damien sans celle qui double toutes ses voix ?? Mais au bout de la deuxième chanson, "Volcano", nous voilà rassurés : son absence ne se fera pas trop sentir. Le public est là, et bien motivé, et il reprend en c?ur toutes les parties de la malade.
Un concert très complet, ou ceux qui avaient peur d'assister à un show calme et monotone ont été rassurés : Mr Rice passe par tous les styles, de la violence de "I Remember" (ou il ira jusqu'à casser une corde, cassage très bien récupéré par ailleurs) à l'émotion de "The Blower's Daughter" (qui aura été jusqu'à m'arracher une petite larme, allez j'avoue...). C'est une réussite totale. L'Irlandais est à l'aise sur scène, il parle français comme il peut, plaisante, raconte des anecdotes, dialogue avec son public... La Cigale aime, la Cigale le fait savoir: à force de cris, c'est à trois rappels que nous aurons droit. Outre presque toutes les chansons de "O", il nous a également interprété quelques inédites, et même des reprises; dont on retiendra surtout la reprise peu commune du "Ne Me Quitte Pas" de Brel réécrite en anglais, et celle du "Hallelujah" de Cohen, mais version Buckley, chantée en acoustique, à genoux sur le devant de la scène. Même le single, "A Woman Like A Man", chanson la moins réussie de l'album, trouve de l'intérêt ici.
En bref, une prestation qui restera dans les mémoires de ceux qui avaient eu la chance d'être présents ce soir là. A quand la prochaine tournée ?...