Paris [Elysée Montmartre]
02/11/2005
Extraordinaire prestation du Black Rebel Motorcycle Club à l'Elysée Montmartre.
Après une brève première partie sur laquelle je ne m'étalerai pas, Peter Hayes débarque seul sur scène, muni d'une guitare sèche et d'un harmonica, et entame un "Complicated Situation" évoquant le Dylan de la première époque. Un départ intimiste, mais qui rassure d'emblée sur la forme du groupe. Voix impeccable, jeu excellent, pas bien compliqué certes, mais poignant à souhait. Suivent ensuite "Fault Line" et "Devil's Waitin", au cours duquel Robert Turner arrivera pour assurer les ch?urs, ainsi que Nick Jago (batterie) et un épisodique quatrième musicien.
Passée cette belle et calme introduction, le groupe entame les choses sérieuses avec "Shuffle Your Feet" et "Ain't No Easy Way", morceaux de transition idéaux (acoustiques mais très entraînants) entre les 3 premières chansons et la suite du concert. Car après cette étape obligée de défense du dernier album, le groupe puisera aléatoirement dans ses 3 albums. Ainsi, "Love Burns", "White Palms" (noire et planante au possible), "Whatever Happened To My Rock And Roll" (peut être un peu trop rapidement expédié), "As Sure As The Sun", du premier album gardent leur fougue des débuts. Le très speed "Six Barrel Shotgun", et une version lente de toute beauté de "Us Government" représenteront le second opus du groupe. Le tout complété par les nouvelles chansons de Howl, album qui sera au final joué dans sa quasi-intégralité.
Malgré quelques légers problèmes de micro, on aura pu au passage admirer le jeu des musiciens, d'une diabolique précision, apprécier leur charisme naturel, et enfin constater que les 2 voix se complètent aussi bien sur scène qu'en studio.
La première partie du concert se termine avec le magnifique "Promise", être un poil trop haché, mais au final toujours aussi somptueux.
Un bref aller-retour en coulisses plus tard, le groupe revient pour un rappel incandescent : Spread Your Love et Stop, qui embrasent définitivement la salle, puis Gospel Song et The Line, dernière respiration avant un apocalyptique Heart And Soul. Dans un dernier souffle, Hayes et Turner nous gratifieront de la pépite cachée de Howl, "Open Invitation", dernière caresse après l'énorme claque qu'ils venaient de nous infliger.